Renforcer le système de santé du Burkina Faso : un investissement majeur pour l’équité et la résilience

La Banque mondiale a officialisé, le 24 janvier 2025, un engagement financier majeur pour le Burkina Faso. Il s’agit d’un crédit de 142 millions d’euros (équivalent à 150 millions de dollars) de l’Association internationale de développement (IDA) et d’un don de 17 millions de dollars du Mécanisme de Financement Mondial (GFF). Ces fonds sont alloués au Projet de renforcement de la performance et de la résilience du système de santé (PRPRSS), une initiative stratégique pour le pays.

Le PRPRSS cible prioritairement les populations les plus vulnérables : adolescents, femmes et enfants de moins de cinq ans. Ses objectifs majeurs incluent l’optimisation de la surveillance des maladies et l’accroissement de l’accès et de l’utilisation des services de santé et de nutrition essentiels. Déployé sur l’ensemble du territoire, ce projet mettra un accent particulier sur les personnes déplacées internes et les localités éloignées, souvent confrontées à un accès restreint aux soins de santé.

« Le développement humain est la pierre angulaire de l’inclusion sociale et une priorité incontournable pour la Banque mondiale », a souligné Hamoud Abdel Wedoud Kamil, représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso. Il a précisé que ce financement vise à appuyer les efforts gouvernementaux pour renforcer la résilience du système de santé et faire face aux défis sanitaires actuels. Ce projet s’inscrit en synergie avec le Projet de protection du capital humain, doté de 100,4 millions de dollars, qui vise également à optimiser la prestation des services sociaux fondamentaux.

Cette initiative s’intègre parfaitement dans la stratégie régionale de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Son objectif est de consolider le contrat social en consolidant les institutions clés responsables de la fourniture des services sociaux de base, un pilier essentiel pour le développement durable du Burkina Faso.

Pour Luc Laviolette, chef du Secrétariat du GFF, « l’accès des femmes, des adolescents et des enfants à des soins de santé de qualité représente l’un des investissements les plus stratégiques pour propulser un pays vers le développement et la prospérité ». Le GFF est ainsi fier de collaborer avec le gouvernement du Burkina Faso pour édifier un système de santé à la fois efficace et résilient, capable d’assurer des soins essentiels à ces populations, y compris au sein des régions les plus vulnérables du pays.

Moussa Dieng, responsable du portefeuille santé à la Banque mondiale, a souligné la pertinence de ce projet. Selon lui, il contribuera significativement à l’accroissement des capacités nationales en matière de préparation et de riposte aux urgences sanitaires. Parallèlement, il améliorera la qualité et l’adoption des services de santé et de nutrition. Ce soutien de la Banque mondiale est également crucial pour accompagner les réformes initiées par le Ministère de la Santé, visant à renforcer la gouvernance, l’équité et la pérennité du financement du secteur de la santé au Burkina Faso.