L’Union du Peuple Gabonais (UPG) entre dans une ère inédite. À l’occasion d’un Congrès extraordinaire organisé à Libreville, Marie Joselle Itsana a été élue présidente du parti, marquant un tournant historique : elle devient la première femme à diriger cette formation politique emblématique du Gabon.
Le scrutin a révélé une compétition acharnée entre les candidats. Sur les 43 voix exprimées, Marie Joselle Itsana a obtenu 23 suffrages, devançant Roger Mouloungui, qui en a recueilli 20. Un résultat qui illustre les divisions internes tout en soulignant la vitalité des débats au sein de l’UPG.
Un appel à l’unité pour relancer l’UPG
Face aux tensions qui ont marqué ce Congrès, la nouvelle présidente a choisi d’en faire une opportunité. « Notre rencontre a révélé des sensibilités variées, des opinions parfois opposées. C’est la preuve que notre parti est dynamique et vivant », a-t-elle déclaré, saluant la diversité des voix tout en affichant une détermination sans faille pour rassembler.
Pour Marie Joselle Itsana, l’enjeu principal réside dans la cohésion interne. Elle a appelé à mettre fin aux rivalités et à engager une refondation collective, afin de tourner définitivement la page des conflits internes qui ont pu affaiblir le mouvement dans le passé.
Redonner à l’UPG sa place sur la scène politique gabonaise
Son objectif est clair : restaurer la grandeur historique de l’UPG. Pour y parvenir, elle compte s’appuyer sur une stratégie ambitieuse, axée sur plusieurs piliers. Rebâtir l’ancrage territorial du parti à travers tout le pays figure en tête de ses priorités. Elle souhaite également incarner un projet politique résolument tourné vers la souveraineté nationale, la justice sociale, la transparence et le développement économique.
Hommage aux fondateurs et appel à la jeunesse
En évoquant l’avenir, Marie Joselle Itsana n’a pas oublié le passé. Elle a rendu un vibrant hommage aux figures historiques de l’UPG, notamment à son président-fondateur, feu Pierre Mamboundou, ainsi qu’aux militants ayant lutté pour la démocratie. « Nous devons être à la hauteur de l’héritage reçu et responsables de celui que nous léguerons », a-t-elle souligné avec gravité.
Enfin, elle a lancé un appel poignant à la jeunesse gabonaise, l’invitant à s’impliquer activement dans la construction de l’avenir du parti. « Une nouvelle étape commence aujourd’hui, ici et maintenant, pour l’UPG », a-t-elle affirmé, scellant ainsi le début d’une nouvelle ère pour le mouvement.
