Tchad : le gouvernement s’excuse auprès des magistrats après une mobilisation syndicale
Le gouvernement tchadien a officialisé ses excuses auprès des magistrats, marquant une volonté de rétablir la confiance et la collaboration entre les pouvoirs publics et le corps judiciaire. Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’une série de rencontres organisées après une assemblée générale des syndicats SMT et SYAMAT.
Une mobilisation syndicale suivie de discussions institutionnelles
Les deux principaux syndicats de magistrats tchadiens, le SMT et le SYAMAT, ont tenu une assemblée générale exceptionnelle le 26 mai 2026 au Palais de Justice de N’Djamena. Cette réunion, suivie d’un mandat de dix jours pour appliquer ses conclusions, a servi de déclencheur à une série de rencontres avec les plus hautes autorités de l’État.
Des excuses officielles pour apaiser les tensions
Dans la foulée de cette mobilisation, le Premier ministre a échangé directement avec les représentants des syndicats, en présence de la ministre de la Justice et des Droits Humains ainsi que du Premier président de la Cour Suprême. Au cours de cet entretien, il a exprimé, au nom du gouvernement, des excuses pour les tensions persistantes. Il a également souligné l’importance de renforcer la cohésion entre les différentes institutions judiciaires et exécutives.
Le lendemain, les syndicats ont poursuivi les discussions avec la ministre de la Justice et des Droits Humains, puis avec le ministre de la Sécurité Publique et de l’Immigration, toujours en compagnie du Premier président de la Cour Suprême. Ces échanges avaient pour objectif de trouver une issue positive et de consolider la paix sociale.
Le ministre de la Sécurité Publique a, à son tour, présenté ses excuses officielles aux magistrats. Les syndicats ont reconnu ces gestes et salué les efforts déployés par les responsables pour instaurer un climat de dialogue et de sérénité.
