Le PPA-CI exclut ses cadres dissidents du premier congrès ordinaire de 2026
Le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), dirigé par l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, a officiellement annoncé l’exclusion temporaire de plusieurs de ses membres pour leur indiscipline lors des dernières élections nationales. Ces décisions ont été rendues publiques dans un communiqué diffusé à Abidjan, quelques jours avant le premier congrès ordinaire du parti prévu les 14 et 15 mai 2026.
Parmi les personnalités concernées figurent Don Mello, Stéphane Kipré, Dali Arthur, Armand Ouégnin et plusieurs militants. Ces derniers ont été sanctionnés pour avoir ignoré la directive du parti, qui appelait à boycotter la présidentielle d’octobre 2025 ainsi que les législatives de décembre 2025.
Le communiqué précise que ces exclusions sont temporaires et s’appliquent « en attendant les conclusions des procédures disciplinaires en cours ». Une liste nominative des personnes concernées a été jointe au document officiel.
Un congrès sous le signe de la remobilisation et des tensions internes
Ce premier congrès ordinaire du PPA-CI, organisé au palais de la culture d’Abidjan, vise officiellement à consolider l’unité du parti et à relancer l’engagement militant. Cependant, il se tient dans un climat de fortes tensions internes, marquées par des divergences stratégiques majeures.
Plusieurs hauts cadres du parti, dont certains proches de l’exécutif, ont été mis en cause pour avoir contourné la ligne politique imposée par Laurent Gbagbo. Leur opposition aux décisions prises par la direction a entraîné l’ouverture de procédures disciplinaires, révélant une fracture au sein de la formation politique.
Ce contexte complexe soulève des questions sur la capacité du PPA-CI à présenter un front uni lors de ce congrès historique, qui pourrait redéfinir l’avenir du parti en Côte d’Ivoire.
