Selon les dernières projections de la Banque africaine de développement (BAD), actualisées le 23 juin 2026 dans son rapport Perspectives économiques en Afrique (PEA 2026), le Gabon devrait renouer avec une trajectoire positive. La croissance devrait légèrement s’accélérer pour atteindre 3,1 % en 2027.
Loin de dépendre uniquement de ses ressources traditionnelles, Libreville peut compter sur la consolidation de plusieurs piliers stratégiques. La BAD attribue notamment ce rebond au dynamisme attendu dans les secteurs de la construction et des services, mais aussi de l’industrie manufacturière et agroalimentaire. L’agriculture, portée par l’aviculture et la filière de l’huile de palme, s’impose également comme un moteur essentiel de cette reprise.
Le projet de création d’une centrale d’achat devrait jouer un rôle clé pour freiner la spéculation sur les importations, permettant de stabiliser l’inflation à 3,1 % en 2026, puis à 2,3 % en 2027.
Le fardeau de la dette et des dépenses
Tout n’est pas rose pour autant, et la BAD ne cache pas ses inquiétudes face aux déséquilibres budgétaires chroniques du pays. L’envolée des dépenses publiques est venue gripper la machine des réformes.
Résultat : le profil d’endettement du Gabon s’est dégradé, restreignant son accès aux marchés financiers et refroidissant l’ardeur des investisseurs privés.
Un appel à la coordination face aux crises mondiales
La BAD lance un avertissement clair : il est urgent d’abandonner les politiques isolées au profit de stratégies africaines coordonnées, capables de mobiliser les capitaux locaux pour financer l’avenir du continent.
