Bénin : romuald wadagni prend officiellement les rênes du pays

Bénin : romuald wadagni officiellement investi président après l’ère patrice talon

Romuald Wadagni a prêté serment ce dimanche, marquant le début d’une nouvelle ère politique à Cotonou. L’ancien ministre des Finances succède à Patrice Talon, qui a dirigé le pays pendant une décennie.

Bénin : romuald wadagni officiellement investi président après l’ère patrice talon

Le Bénin tourne une page de son histoire politique. Élu en avril avec un score écrasant de plus de 94 % des suffrages, Romuald Wadagni a été officiellement installé dimanche à Cotonou, lors d’une cérémonie solennelle au palais présidentiel.

Âgé de 49 ans, ce nouveau dirigeant entame un mandat de sept ans, potentiellement renouvelable, succédant à son mentor, Patrice Talon, qui a marqué dix ans de présidence.

Relance économique et enjeux sécuritaires

Dans son discours inaugural, Romuald Wadagni a salué l’héritage de son prédécesseur avant d’annoncer sa volonté de rendre la croissance « perceptible dans le quotidien des citoyens ».

Architecte des réformes économiques majeures des dernières années, il hérite aussi de défis majeurs, notamment la montée des tensions dans le nord du pays, où la menace jihadiste s’intensifie.

Le président a réaffirmé sa détermination à renforcer la sécurité, promettant un État « intransigeant » face aux dangers, tout en appelant à une collaboration renforcée avec les pays voisins.

Un signe d’ouverture diplomatique

L’investiture a aussi envoyé un message fort de rapprochement avec les nations de la sous-région. Le Niger, dont les relations avec Cotonou étaient tendues, était représenté par le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine, accueilli par une ovation nourrie.

Le Burkina Faso et le Mali avaient également dépêché leurs ministres des Affaires étrangères. Une présence qui pourrait annoncer un apaisement des tensions régionales.

Les premières mesures prises par Romuald Wadagni sur les libertés publiques seront particulièrement scrutées, alors que plusieurs organisations dénonçaient l’autoritarisme croissant sous l’ancien régime.