À Bamako, le 6 juillet 2026, Anthony Da Silva, fraîchement nommé à la tête des Aigles du Mali, a tenu sa première conférence de presse. Un mois après la formalisation de son engagement, le nouveau sélectionneur a esquissé les grandes lignes d’un projet ambitieux, articulé autour de l’exigence, de l’identité de jeu et de la quête de performance pour le football malien.
Le cap est clairement établi. Anthony Da Silva aspire à édifier une équipe nationale compétitive et accessible, tout en étant fermement structurée par des valeurs fondamentales. Sa mission est d’inculquer une méthodologie rigoureuse, une discipline inébranlable et une véritable culture de la performance au sein du groupe des Aigles. Avec une prudence mesurée mais une ambition palpable, il a affirmé : « Je m’engage pleinement à tout donner pour redonner le sourire au peuple malien. Ce parcours ne sera pas aisé, nous avancerons pas à pas. »
Afin d’atteindre ces objectifs, le sélectionneur malien a insisté sur la nécessité de règles transparentes pour l’intégration à l’équipe nationale. Il a défini des critères incontournables : un patriotisme absolu, une discipline exemplaire, des performances sportives de haut niveau et un état d’esprit irréprochable.
Une approche de sélection à la fois ouverte et rigoureuse
Anthony Da Silva a réaffirmé que l’accès à la sélection des Aigles demeurera ouvert à tous les talents, qu’ils évoluent sur le territoire malien ou à l’étranger. « Dès lors que les joueurs répondent aux exigences que nous avons établies, peu importe qu’ils soient issus du championnat local ou qu’ils jouent à l’international, qu’ils soient âgés de 17 ou de 35 ans, ils auront la possibilité d’être convoqués », a-t-il précisé avec fermeté.
Concernant le plan de jeu, le nouveau responsable des Aigles du Mali vise une formation résolument offensive. Sa vision est limpide : prendre l’ascendant, maîtriser la possession du ballon et dicter le tempo des rencontres. « Je souhaite que mes équipes soient les actrices principales du jeu, qu’elles contrôlent le ballon, car il nous appartient d’imposer notre rythme », a-t-il expliqué. Il a également exprimé le désir de voir une équipe « plus décisive » dans les trente derniers mètres adverses, un aspect qu’il estime avoir fait défaut au Mali lors des saisons passées.
La CAN 2027 : un premier jalon crucial
L’ambition de ce projet devra rapidement se matérialiser par des performances concrètes. Dès le mois de septembre, les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2027 constitueront le premier test majeur pour le sélectionneur. Le Mali sera confronté au Cap-Vert, qui a montré sa solidité lors d’une récente Coupe du Monde en tenant en échec des nations comme l’Espagne, l’Uruguay et l’Argentine, ainsi qu’au Liberia et au Rwanda. Pour aborder cette échéance avec succès, Anthony Da Silva compte également sur une collaboration étroite et quotidienne avec la Fédération malienne de football et la Direction technique nationale. « Il s’agit d’un effort collectif », a-t-il souligné, avant de synthétiser sa philosophie par ces trois principes : « l’honnêteté, la transparence et un engagement sans faille ».
