Le président du Sénégal, également à la tête de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest, effectue ce mardi une visite officielle à Bamako. Face à la menace terroriste grandissante dans la région du Sahel, les deux nations cherchent à renforcer leur collaboration malgré des divergences politiques persistantes.
Élu en 2024, Bassirou Diomaye Faye avait choisi le Mali comme l’une de ses premières destinations à l’étranger après son investiture à la présidence du Sénégal. Deux ans plus tard, il revient à Bamako, cette fois en tant que président en exercice de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest, un rôle qu’il a endossé depuis le 19 juillet.
Renforcer la coopération malgré les tensions politiques
Cette visite s’inscrit dans un contexte où la lutte contre le terrorisme au Sahel reste une priorité absolue pour les pays de la région. Bassirou Diomaye Faye et Assimi Goïta doivent trouver un terrain d’entente pour consolider une réponse commune face à la menace djihadiste qui s’étend dans le Sahel central.
Les divergences politiques entre Dakar et Bamako n’ont pas empêché les deux dirigeants de travailler à un rapprochement stratégique. La menace terroriste, elle, ne connaît pas de frontières et exige une action coordonnée.
Un voyage diplomatique chargé de symboles
Le choix du Mali par le président sénégalais n’est pas anodin. En 2024, il avait marqué les esprits en faisant de Bamako l’une de ses premières étapes internationales. Ce retour en tant que président de la CEDEAO renforce la légitimité de cette démarche et envoie un signal fort aux partenaires régionaux.
La CEDEAO face aux défis du Sahel
Depuis son élection à la tête de l’organisation sous-régionale, Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé son engagement en faveur de la stabilité au Sahel. Cette visite à Bamako s’inscrit dans une volonté de relancer la coopération militaire et sécuritaire entre les États membres, malgré les différences politiques qui persistent.
Avec une menace terroriste qui gagne du terrain, l’heure n’est plus aux querelles internes mais à l’union des forces. Les discussions entre les deux dirigeants devraient permettre d’avancer sur des mécanismes concrets pour mieux lutter contre les groupes armés dans la région.
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