Le Racing Club de Strasbourg a offert un spectacle mémorable lors de la 34e journée de Ligue 1, renversant l’AS Monaco sur un score de 5-4 après avoir été mené 4-1 en seconde période. Une performance qui restera gravée dans les annales du championnat.
La rencontre opposait le huitième au septième du classement, mais les premières minutes laissaient entrevoir un gouffre entre les deux formations. Les Monégasques, avec un bloc très haut et une fluidité collective impressionnante, prenaient le contrôle du jeu. En face, les Strasbourgeois semblaient recroquevillés, peinant à conserver le ballon. Malgré quelques relances imprécises, le gardien Mike Penders se montrait vigilant sur sa ligne. C’est sur une action anodine que le match s’enflamma : une relance de Penders fut interceptée avec brio par Lamine Camara, qui tacla le ballon devant Samir El Bourabet et l’expédia dans la lucarne droite dès la 9e minute. L’ASM pensait avoir fait le plus dur, tant les Alsaciens semblaient désorganisés. Pourtant, contre le cours du jeu, le RCSA égalisa à la 34e. Penders, d’un dégagement long et précis, lança Martial Godo qui, après un une-deux avec Julio Enciso, se jeta pour reprendre un centre parfait et battre Lukas Hradecky de près. L’euphorie fut de courte durée. L. Camara, en véritable leader, redonna rapidement l’avantage aux siens, transperçant Penders d’une frappe puissante après un contrôle parfait et une passe de Simon Adingra. Les hommes de Sébastien Pocognoli ne relâchaient pas la pression. Après une première tentative contrée, Maghnes Akliouche récupéra rageusement le ballon, permettant à Ansu Fati de décocher une frappe imparable des 22 mètres, qui trouva la lucarne droite. Le break était fait, et Christian Mawissa faillit alourdir la marque juste avant la pause, profitant de la passivité adverse pour s’approcher sans opposition et croiser une frappe puissante que le poteau opposé repoussa, laissant un mince espoir aux Strasbourgeois.
Une seconde période de folie à la Meinau !
Les consignes de Gary O’Neil dans les vestiaires portèrent leurs fruits. Les Alsaciens revinrent sur le terrain avec une intensité et une précision accrues. D’autant plus que les Monégasques avaient appris la large avance de Marseille sur Rennes, rendant la sixième place inatteignable et diminuant l’enjeu pour eux. Si Ismaël Doukouré dévia malencontreusement un centre puissant de Folarin Balogun dans son propre but à la 56e, portant le score à 4-1 pour Monaco, la réaction strasbourgeoise fut immédiate et foudroyante. Diego Moreira s’envola sur l’aile droite, repiqua dans l’axe et expédia un véritable boulet de canon sous la transversale depuis l’entrée de la surface. L’international belge enflamma La Meinau. Trois minutes plus tard, il décala Sebastian Nanasi aux 16 mètres. Le Suédois se joua de Denis Zakaria et Wout Faes, puis trouva le petit filet gauche de Hradecky. Le scénario se répéta à la 72e minute, sur un centre délicieux de Godo, parfaitement dévié de la tête par Enciso pour Nanasi, qui égalisa à bout portant. Portés par leur public en délire, les locaux ne s’arrêtèrent pas là. L’équipe du Rocher, en pleine déliquescence et affaiblie par les changements tactiques de Sébastien Pocognoli, finit par céder définitivement à la 84e minute. Une percée d’Enciso fut conclue par une frappe enroulée splendide de Godo, déclenchée des 20 mètres côté gauche, qui trouva le petit filet opposé. Les supporters alsaciens se souviendront longtemps de cette soirée de gala, témoin d’une remontée historique en Ligue 1.
