Polémique autour de Dougueli et la santé du président Biya – une tribune qui enflamme le Cameroun
Dans une tribune publiée récemment, le journaliste Dougueli affronte directement les propos tenus par Owona Nguini, vice-recteur de l’université de Yaoundé II, sur une chaîne de télévision nationale.
L’affrontement médiatique entre Dougueli et Owona Nguini
Dans une tribune récente, le journaliste Georges Dougueli réagit vivement aux déclarations d’Owona Nguini, vice-recteur de l’université de Yaoundé II, tenues sur une chaîne de télévision nationale. Dougueli y défend la liberté de la presse et la spéculation médiatique, y compris sur des sujets sensibles comme la santé des dirigeants.
La spéculation journalistique : un débat qui divise
Dougueli rappelle que la speculatio fait partie intégrante du métier de journaliste. Il évoque notamment la pratique courante d’écrire des nécrologies avant le décès de certaines personnalités. « Spéculer sur la mort des chefs d’État fait partie de mon métier », déclare-t-il, soulignant que même des figures politiques comme François Mitterrand partagent cette vision de la presse, la qualifiant de « meute » inévitable.
À qui s’adresse cette attaque ?
Le journaliste s’interroge sur l’objectif des propos d’Owona Nguini. Il suggère que cette sortie pourrait cibler plusieurs publics :
- Les suprémacistes « Ekangs » : Owona Nguini s’appuie sur une interprétation controversée du concept « Ekang », issu de la mythologie du Mvett, pour justifier une domination politique. Dougueli rappelle que cette idéologie a déjà été source de tensions au Gabon et reste marginale au Cameroun.
- La caste dirigeante contre les « gens d’en bas » : Le journaliste dénonce une tentative de mobilisation des élites contre la base populaire, notamment en désignant Samuel Eto’o comme une menace. Il critique une stratégie visant à diviser la société et à discréditer ceux qui osent remettre en cause le pouvoir en place.
Une stratégie politique ou une provocation intellectuelle ?
Dougueli qualifie Owona Nguini de « professionnel de l’agitation intello-universitaire », dont les propos, bien que provocateurs, pourraient finir par créer des tensions réelles. Il appelle à une analyse plus approfondie de ces déclarations par des experts en sciences politiques et en sociologie.
Pour Dougueli, cette polémique illustre les tensions persistantes entre les élites et la population camerounaise, ainsi que les défis auxquels est confrontée la liberté de la presse dans un contexte politique complexe.
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