bilan de 7 ans de gouvernance en rdc : les réalisations phares sous tshisekedi
- Politique
Face aux critiques sur une potentielle modification de la Constitution, Jean-Claude Tshilumbayi, premier vice-président de l’Assemblée nationale, a dressé un bilan détaillé des sept années de gouvernance du président Félix Tshisekedi. Lors d’une intervention remarquée sur l’espace Live Space X de Stanis Bujakera Tshiamala, il a mis en lumière des avancées sociales, économiques et infrastructurelles majeures.
des progrès sociaux marquants
Sur le plan éducatif, la gratuité scolaire a permis de scolariser six millions d’enfants supplémentaires, tandis que la prise en charge gratuite des accouchements a bénéficié à 2,5 millions de femmes. Dans le domaine de la santé, la situation des professionnels a été profondément transformée : le nombre de médecins est passé de 1 700 à 7 800, avec une rémunération multipliée par huit (de 300 à 2 400 dollars). Les magistrats, auparavant rétribués à 400 dollars, et les policiers, touchant seulement 80 dollars mensuels, ont vu leurs salaires revalorisés de manière significative.
une fonction publique assainie
Tshilumbayi a révélé que l’UDPS a dû gérer un héritage lourd : un million de fonctionnaires recrutés sans numéro matricule ni salaire pendant la campagne électorale de Shadary en 2018, ainsi que 400 000 « nouvelles unités » non rémunérées pendant des années. « Nous les avons tous payés », a-t-il affirmé avec fermeté, soulignant l’effort budgétaire consenti pour régulariser cette situation.
des infrastructures en plein essor
Le volet infrastructurel témoigne également d’une dynamique positive. Le réseau routier a été étendu de 3 000 à 9 000 kilomètres en sept ans. Sept grands hôpitaux ont été construits ou rénovés, dont l’hôpital Mama Yemo, abandonné depuis 1917. Par ailleurs, 1 500 nouvelles écoles et plusieurs universités de rang mondial ont vu le jour, renforçant l’accès à l’éducation sur l’ensemble du territoire.
un budget de l’état en forte croissance
Sur le plan financier, le budget national a été multiplié par six, passant de 3 à 18 milliards de dollars. Les réserves de change ont, quant à elles, connu une progression spectaculaire. « Affirmer que l’on parle de Constitution pour masquer un échec de gouvernance relève du ridicule », a conclu Tshilumbayi, avant d’interpeller : « Quelle voie doit emprunter notre peuple pour s’exprimer ? »
