Ouverture de la session parlementaire tchadienne : sécurité et réformes au cœur des débats

Tchad

ouverture de la session parlementaire tchadienne : sécurité et réformes au cœur des débats

ouverture de la session parlementaire tchadienne : sécurité et réformes au cœur des débats

Dans une atmosphère empreinte de gravité et de solennité, le président du Congrès du Parlement tchadien, Ali Kolotou Tchaïmi, a donné le coup d’envoi de la session ordinaire à N’Djamena. Lors de son allocution d’ouverture, il a souligné l’urgence de relever les défis sécuritaires et institutionnels qui pèsent sur le pays, tout en rendant un vibrant hommage aux acteurs du maintien de l’ordre.

Ali Kolotou Tchaïmi a commencé son discours en évoquant avec émotion les récents sacrifices des militaires tchadiens tombés sous les coups de Boko Haram dans la province du Lac. Il a rappelé avec fierté leur engagement au service de la patrie, qualifiant ces pertes de « douloureux témoignages de notre résistance collective ». Une minute de silence a par ailleurs été observée en mémoire des victimes des violences terroristes et intercommunautaires qui ont endeuillé la nation ces dernières semaines.

Le président du Congrès a également tenu à saluer la mémoire de la députée Haoua Outman Djame, disparue le 26 mars 2026. Il a mis en avant son engagement sans faille au service des valeurs républicaines et son travail assidu au sein de l’hémicycle. Ces hommages ont marqué le ton solennel de cette cérémonie d’ouverture.

Réformes institutionnelles et sécurité : les priorités de la session

Les travaux parlementaires s’articuleront autour de deux axes majeurs. Le premier concerne l’adaptation du règlement intérieur du Congrès aux nouvelles dispositions de la Constitution révisée en décembre 2023. Le second portera sur l’examen d’une demande de prorogation de l’état d’urgence dans la province du Lac, une mesure initialement instaurée pour 21 jours le 7 mai 2026.

Ali Kolotou Tchaïmi a justifié cette demande de prolongation par la persistance des menaces terroristes dans la région. Le gouvernement souhaite ainsi bénéficier d’un délai supplémentaire de 45 jours pour intensifier les opérations de sécurisation et protéger les populations locales.

Diplomatie parlementaire : le Tchad brille sur la scène africaine

Le président du Congrès a également souligné les avancées diplomatiques du Parlement tchadien. Il s’est réjoui de la nomination de la sénatrice Mariam Mahamat Nour au poste de vice-présidente de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Par ailleurs, le député Djidda Mamar Mahamat a été élu troisième vice-président du Parlement panafricain, renforçant ainsi la visibilité internationale du Tchad.

Réponse aux accusations internationales et appel au dialogue

Ali Kolotou Tchaïmi a fermement rejeté les allégations du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme concernant des incidents impliquant des pêcheurs dans la province du Lac. Il a dénoncé une « interprétation biaisée et infondée » des faits, réaffirmant son soutien indéfectible au président de la République, le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, ainsi qu’aux forces engagées contre le terrorisme.

Enfin, le président du Congrès a appelé à l’unité nationale face aux violences intercommunautaires survenues dans le département du Dar Tama, dans la province du Wadi Fira. Il a plaidé pour le dialogue et la réconciliation afin d’éviter toute résurgence des tensions et de préserver la cohésion sociale.

En conclusion, Ali Kolotou Tchaïmi a exhorté les parlementaires à faire preuve de responsabilité et de détermination pour bâtir « un Tchad stable, sécurisé et uni ». La session ordinaire du Congrès du Parlement de la République du Tchad a ainsi été officiellement lancée, avec pour ambition de répondre aux attentes d’un pays en quête de paix et de prospérité.