Ousmane Sonko élu président de l’assemblée nationale au Sénégal après sa chute de la primature

Un retournement politique rapide au Sénégal

À peine quatre jours après sa révocation de la fonction de Premier ministre par le président Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko a été désigné, mardi, pour diriger l’Assemblée nationale du Sénégal. Cette élection inattendue, survenue dans un contexte politique déjà tendu, s’est déroulée alors que les députés de l’opposition boycottaient les débats.

Des tensions politiques exacerbées

La séance parlementaire a été marquée par une atmosphère conflictuelle, les partis d’opposition qualifiant la nomination de Sonko d’« atteinte à la Constitution ». Cette assertion reflète les profondes divergences idéologiques et stratégiques qui opposent désormais les deux figures majeures du parti Pastef, pourtant alliés jusqu’alors.

Une victoire politique au sein du parti majoritaire

Malgré les remous au sommet de l’État, Ousmane Sonko a obtenu le soutien quasi unanime des 130 députés de son parti, qui détiennent la majorité absolue à l’Assemblée nationale. Cette victoire symbolique confirme son influence persistante au sein de l’institution parlementaire, où il succède à El Malick Ndiaye, dont la démission a été actée dimanche dernier.

Dès l’annonce des résultats, les bancs du Pastef ont résonné d’applaudissements nourris, saluant le retour en force de Sonko sur la scène politique sénégalaise. Ce scrutin marque ainsi un nouveau chapitre dans la vie politique du pays, où les équilibres institutionnels continuent de se redessiner.