Modou mbacké bara dolly dénonce les manipulations politiques d’ousmane sonko

Le paysage politique du Sénégal traverse une phase de tensions exacerbées, notamment autour des débats sur la réforme constitutionnelle et des dynamiques entre les forces majoritaires et l’opposition. Dans ce contexte agité, Modou Mbacké Bara Dolly, ancien président du groupe parlementaire du PDS, a livré une charge sans précédent contre Ousmane Sonko, leader du parti Pastef.

Lors d’une intervention remarquée, il a qualifié ce dernier de « plus grand manipulateur de la scène politique sénégalaise », lui reprochant un manque de cohérence dans ses prises de position et des accusations infondées formulées sans preuves tangibles.

Des allégations remises en cause sans équivoque

Modou Mbacké Bara Dolly a ciblé plusieurs dossiers sensibles ayant marqué la vie politique ces dernières années. Il a notamment évoqué :

  • L’affaire Adji Sarr, souvent citée dans les polémiques politiques ;
  • Les allégations de versements de 10 millions F CFA à des députés, présentées comme des mensonges ;
  • La rumeur d’un compte public estimé à 1 000 milliards F CFA, jamais étayée.

« Les députés n’ont jamais reçu les 10 millions évoqués, c’était une fausse information », a-t-il martelé, sapant ainsi la crédibilité des déclarations passées d’Ousmane Sonko.

Un changement de cap politique selon l’opposant

L’ancien député du PDS a également pointé du doigt l’évolution du discours politique d’Ousmane Sonko, accusant ce dernier de renier ses engagements initiaux. Selon lui, le leader de Pastef aurait progressivement abandonné sa rhétorique de rupture pour privilégier ses propres intérêts stratégiques.

« Il a troqué sa logique de rupture contre une approche centrée sur sa propre ascension politique », a-t-il affirmé, soulignant une contradiction flagrante dans son parcours.

Des révélations sur les alliances passées

Modou Mbacké Bara Dolly a également évoqué des discussions anciennes entre Ousmane Sonko et d’autres figures politiques, dont Karim Wade. Il a suggéré que des échanges auraient eu lieu dans la perspective d’alliances électorales, tout en affirmant que Sonko aurait souhaité écarter d’autres responsables de Pastef lors des scrutins.

La réforme constitutionnelle au cœur des tensions

Enfin, il a abordé la question de la révision constitutionnelle, estimant que le débat dépasse largement la personne du président Bassirou Diomaye Faye. Pour lui, les enjeux portent sur la stabilité même des institutions sénégalaises et sur le refus de toute modification profonde de l’architecture du pouvoir.

« Ce n’est pas une question de Diomaye, mais bien de la Constitution », a-t-il conclu, mettant en garde contre les risques d’une réforme mal maîtrisée.