Iyad Ag Ghaly, le chef jihadiste le plus redouté du Sahel
Ancien rebelle touareg devenu diplomate, Iyad Ag Ghaly dirige aujourd’hui le JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), une coalition jihadiste née en 2017. Considéré comme l’ennemi public n°1 de la région, il cumule les sanctions internationales : inscrit sur la liste des terroristes par les États-Unis, visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Une série d’attaques meurtrières secoue le Mali
Le pays traverse une crise sécuritaire sans précédent après des assauts simultanés menés fin avril par des combattants du JNIM, alliés au Front de libération de l’Azawad (FLA), un mouvement à dominante touareg. Ces attaques, d’une violence inouïe, ont ciblé des infrastructures clés dans plusieurs régions maliennes, défiant l’autorité de la junte à Bamako.
Parmi les victimes de ces offensives : Sadio Camara, 47 ans, ministre malien de la Défense et figure centrale du régime. Il a péri dans un attentat-suicide, illustrant la détermination des assaillants à fragiliser le pouvoir en place.
Des primes record pour des cibles prioritaires
Dans un communiqué officiel diffusé par la télévision nationale, le gouvernement malien a annoncé une chasse à l’homme sans précédent. Sept responsables sont désormais traqués, avec des récompenses allant jusqu’à 2,2 millions d’euros pour certains d’entre eux. Parmi les cibles :
- Amadou Kouffa, un autre dirigeant influent du JNIM ;
- Alghabass Ag Intalla et Bilal Ag Cherif, deux cadres du FLA, respectivement accusés de complicité dans les attaques.
Le texte précise que ces individus sont activement recherchés pour leur rôle présumé dans l’organisation et l’exécution d’actes terroristes, ayant causé des pertes humaines et matérielles considérables sur l’ensemble du territoire.
Un climat de tension persistant depuis plus de dix ans
Depuis 2012, le Mali est en proie à une instabilité chronique, alimentée par les exactions du JNIM, les exactions de l’État islamique au Grand Sahara, ainsi que par des conflits intercommunautaires endémiques. La junte au pouvoir tente désespérément de rétablir l’ordre, mais les défis restent immenses face à la multiplication des groupes armés.
