Mali : Africa Corps au cœur d’une polémique après la mort de huit civils
Une enquête approfondie menée par l’organisation Human Rights Watch révèle des éléments troublants concernant une frappe aérienne attribuée à Africa Corps dans la localité de Kyrnia, située dans la région de Mopti. Ce drame, survenu le 15 juin, a coûté la vie à huit civils innocents, selon les conclusions de l’ONG.
Des victimes civiles, aucune trace de combattant
Contrairement aux déclarations des alliés russes de l’armée malienne, aucune preuve ne confirme la présence de membres du JNIM parmi les victimes. L’organisation internationale souligne une disproportion flagrante entre les affirmations officielles et la réalité des faits observés sur le terrain. Cette divergence d’interprétation alimente les interrogations sur la précision des frappes et les méthodes employées.
Les conclusions de l’enquête de Human Rights Watch
L’autrice de cette investigation, Ilaria Allegrozzi, spécialiste du Sahel au sein de Human Rights Watch, a partagé ses découvertes lors d’une émission dédiée à l’actualité africaine. Ses travaux mettent en lumière les risques encourus par les populations civiles dans un contexte de conflit armé où les frappes aériennes deviennent monnaie courante. Ces révélations soulèvent des questions cruciales sur le respect du droit international et la protection des non-combattants.
Une région sous haute tension
La région de Mopti, déjà fragilisée par des années de crise sécuritaire, voit ses habitants subir de plein fouet les conséquences de ces opérations militaires. Les témoignages recueillis par l’ONG confirment une situation humanitaire alarmante, aggravée par l’absence de mesures concrètes pour éviter les pertes civiles.
