Une réforme électorale au Sénégal ouvre la voie à Ousmane Sonko pour 2029
Le président Bassirou Diomaye Faye a signé une loi modifiant les conditions d’éligibilité à l’élection présidentielle. Cette réforme, centrée sur les droits civiques, pourrait permettre à Ousmane Sonko de briguer un mandat en 2029. Le texte limite désormais à cinq ans la durée d’inéligibilité après une condamnation, avec un effet rétroactif.
Un tournant pour la carrière politique de Sonko
Cette évolution juridique intervient après l’exclusion d’Ousmane Sonko de la présidentielle de 2024. Une condamnation pour diffamation, confirmée par la Cour suprême, l’avait alors empêché de se présenter. Son parti, le Pastef, avait finalement soutenu la candidature de Bassirou Diomaye Faye, qui avait remporté le scrutin.
Des tensions internes au sein du pouvoir
La promulgation de cette loi a ravivé les dissensions au sein du Pastef. Certains proches de Sonko ont accusé le président Faye de freiner le processus, alimentant les rumeurs sur des divergences stratégiques en vue du scrutin de 2029. Ces tensions révèlent les enjeux d’une succession politique au sommet de l’État.
Une situation politique complexe
Malgré sa condamnation, Ousmane Sonko avait été élu député lors des législatives de 2024. Il avait ensuite renoncé à son siège pour occuper le poste de Premier ministre. Son camp y voit la preuve de son éligibilité future, renforçant l’hypothèse d’une candidature en 2029. Cette interprétation s’appuie sur les nouvelles dispositions légales, qui redéfinissent les contours de l’inéligibilité au Sénégal.
