loi contre l’homosexualité au Sénégal : sonko promet une application stricte
Le Premier ministre Ousmane Sonko a réaffirmé la fermeté du gouvernement sénégalais face aux pressions internationales concernant la législation renforcée contre les actes homosexuels.
Le Premier ministre Ousmane Sonko a réitéré l’engagement du gouvernement à appliquer pleinement la loi sénégalaise durcissant les sanctions contre les pratiques homosexuelles.
Lors d’une séance parlementaire, le chef du gouvernement a balayé les critiques venues de l’étranger, affirmant que le Sénégal reste un État souverain dont les lois reflètent les valeurs de sa société.
« Le peuple sénégalais est souverain. Dans sa grande majorité, il refuse certaines pratiques qui ne correspondent pas à ses valeurs », a-t-il déclaré devant les députés.
une loi qui s’appliquera sans concession
Face aux remous suscités par cette législation, Ousmane Sonko a dénoncé ce qu’il qualifie de « tyrannie occidentale », où une minorité influente cherche à imposer ses normes au reste du monde.
« Nous sommes huit milliards d’habitants sur Terre, mais un petit groupe, l’Occident, tente d’imposer l’homosexualité au monde entier. Au nom de quoi ? », a-t-il interrogé avec fermeté.
Le Premier ministre a catégoriquement exclu toute possibilité de moratoire sur cette loi, martelant : « Cette loi sera appliquée ».
les nouvelles dispositions légales en détail
Adoptée le 27 mars 2026 par l’Assemblée nationale, la loi n°2026-08 modifie l’article 319 du code pénal sénégalais, élargissant la définition des « actes contre nature » et alourdissant les peines.
Selon le texte, « constitue un acte contre nature tout acte sexuel ou à caractère sexuel entre deux personnes de même sexe ». Sont également concernés les actes impliquant des cadavres ou des animaux.
Les sanctions prévues vont de 5 à 10 ans de prison et une amende de 2 à 10 millions de francs CFA, sans préjudice des peines complémentaires applicables en cas de viol ou de pédophilie.
