Le Paris Saint-Germain s’offre un doublé historique en ligue des champions face à Arsenal

Le Paris Saint-Germain, maître de l’Europe pour la deuxième année consécutive

Dans une finale de Ligue des champions disputée à Budapest, le Paris Saint-Germain a fait preuve d’une résilience exceptionnelle. Mené par un Arsenal combatif et parfaitement organisé, le club parisien a su renverser la vapeur pour s’imposer aux tirs au but (1-1, 4-3 t.a.b.), décrochant ainsi sa deuxième C1 consécutive. Cette performance historique propulse les Rouge et Bleu dans le cercle très fermé des équipes ayant réussi à défendre leur titre européen.

L’année dernière, le PSG avait triomphé avec éclat à Munich face à l’Inter Milan (5-0). Ce samedi à Budapest, la finale de la Ligue des champions a offert un scénario tout autre, moins spectaculaire mais tout aussi victorieux. Les Parisiens ont conservé leur suprématie européenne au terme d’un affrontement tendu (1-1, 4-3 t.a.b.), où leur maturité a prévalu. Loin de l’offensive flamboyante de leur demi-finale face au Bayern Munich (5-4), ils ont dû faire face à la solidité d’Arsenal, une véritable forteresse.

Vingt ans après sa défaite en finale de Ligue des champions contre le FC Barcelone au Stade de France (1-2), où les Gunners avaient pris l’avantage avant de s’effondrer, Arsenal a revécu une désillusion comparable. Le PSG, quant à lui, a égalisé grâce à son Ballon d’Or Ousmane Dembélé (65e) avant de finalement décrocher sa deuxième Ligue des champions d’affilée lors de l’exercice des tirs au but, une spécialité qu’il affectionne.

Ce sacre permet au Paris Saint-Germain d’inscrire son nom dans la légende du football européen, en devenant le neuvième club à remporter deux Ligues des champions consécutives. Il rejoint ainsi des géants tels que le Real Madrid (de 1956 à 1960 puis de 2016 à 2018), Benfica (1961, 1962), l’Inter Milan (1964, 1965), l’Ajax Amsterdam (de 1971 à 1973), le Bayern Munich (de 1974 à 1976), Liverpool (1977, 1978), Nottingham Forest (1979, 1980) et l’AC Milan (1989, 1990).

L’entame idéale d’Arsenal

Mikel Arteta avait surpris en alignant Kai Havertz en pointe plutôt que Viktor Gyökeres, un choix qui s’est avéré payant très tôt dans la rencontre. Suite à un dégagement de Marquinhos contré par Leandro Trossard, Havertz a jailli sur le flanc gauche avant de décocher une frappe puissante sous la barre de Matveï Safonov (6e). Auteur de cinq actions décisives lors des six derniers matchs des Gunners (3 buts, 2 passes décisives), l’Allemand est entré dans l’histoire en devenant le troisième joueur à marquer pour deux clubs différents en finale de Ligue des champions – après Cristiano Ronaldo (Manchester United, Real Madrid) et Mario Mandzukic (Juventus, Bayern Munich) –, ayant déjà offert le titre à Chelsea en 2021 (1-0 contre Manchester City).

Au-delà de cette ouverture du score précoce, la stratégie d’Arsenal a été appliquée à la perfection en première mi-temps, caractérisée par un pressing intense et une agressivité supérieure à celle du PSG. Malgré six tirs parisiens avant la pause, David Raya n’a pas été réellement inquiété. Le système en 4-2-3-1 des Londoniens a efficacement neutralisé l’influence du trio offensif Doué-Dembélé-Kvaratskhelia. Ce dernier, si percutant lors des tours précédents, est resté discret… jusqu’à ce qu’il ne parvienne à relancer son équipe.

La ténacité parisienne récompensée

Alors que le PSG restait muet après l’heure de jeu, le talentueux Géorgien s’est effondré dans la surface après un une-deux avec Ousmane Dembélé, suite à un tacle non maîtrisé de Cristhian Mosquera (62e). Bien que Vitinha ait initialement pris le ballon pendant la vérification du VAR, le Portugais l’a finalement laissé au Ballon d’Or 2025. Sa frappe croisée du droit a trompé David Raya (65e), ramenant Paris à égalité. Plus incisifs depuis la mi-temps, les Parisiens se sont complètement libérés après cette égalisation et auraient pu sceller le sort du match avant les prolongations.

Lancé à pleine vitesse sur le côté gauche, mais gêné par le retour de William Saliba et l’intervention de Jurriën Timber, « Kvara » a notamment trouvé le poteau (77e). Bradley Barcola s’est heurté à la sortie de Raya (85e) et a touché le petit filet (90e + 7), tandis qu’une frappe de Vitinha a frôlé le cadre (89e). Ousmane Dembélé, sorti blessé avant la prolongation, a laissé place à une fatigue générale des deux équipes, rendant inévitable la séance de tirs au but. Paris y a une fois de plus démontré sa supériorité.

Le fait marquant : la maîtrise des tirs au but

Le Paris Saint-Germain a une nouvelle fois confirmé sa maîtrise absolue dans l’exercice des tirs au but. C’est le quatrième trophée consécutif remporté de cette manière, après la Supercoupe d’Europe contre Tottenham le 3 août (2-2, 4-3 t.a.b) avec l’exploit de Lucas Chevalier, la Coupe Intercontinentale contre Flamengo et les quatre arrêts de Matveï Safonov (1-1, 2-1 t.a.b. le 17 décembre), et le Trophée des champions contre l’OM (2-2, 4-1 t.a.b., le 8 janvier). Cette fois, Safonov n’a pas eu besoin de réaliser d’arrêt : Eberechi Eze et Gabriel, pourtant excellents durant la partie, ont manqué le cadre.

Le fait marquant : l’arbitrage de Daniel Siebert sous le feu des critiques

La désignation de l’arbitre allemand Daniel Siebert pour cette finale avait déjà suscité des interrogations, d’autant plus qu’il n’avait pas été retenu pour la Coupe du monde. Son match s’est avéré complexe. Il n’a pas réagi lorsque Bukayo Saka a touché le ballon de la main dans sa surface sur son propre dégagement (16e), augmentant la frustration parisienne face aux gains de temps et aux ruses anglaises.

Bien qu’il ait fini par avertir Mosquera pour des secondes grappillées (46e), il n’a cependant pas infligé de second carton jaune pour son tacle non maîtrisé sur Kvaratskhelia, qui a mené au penalty (62e). Conscient que son défenseur avait échappé de justesse à une expulsion, Arteta a rapidement procédé à son remplacement. L’entraîneur d’Arsenal a lui aussi exprimé son mécontentement face à l’arbitrage, notamment lorsque Noni Madueke est tombé dans la surface après un duel avec Nuno Mendes, sans obtenir de penalty (103e).