
En République Démocratique du Congo, la coalition d’opposition C64 a catégoriquement rejeté l’invitation à un dialogue national émise par le président Félix Tshisekedi. Cette initiative présidentielle est perçue par l’opposition comme une simple manœuvre de diversion, alors que la population congolaise fait face à des défis socio-économiques et sécuritaires criants.
Après plusieurs heures de délibération, la C64, sous l’impulsion de Martin Fayulu, a rendu publique sa position. L’opposant a fermement déclaré que le peuple n’est pas dupe de ces consultations répétées. Selon lui, ces rencontres ne répondent en rien aux urgences pressantes que sont le conflit armé, l’insécurité grandissante, la crise sanitaire persistante ou encore la profonde détresse sociale des citoyens congolais. Elles auraient plutôt pour but de détourner l’attention des véritables priorités du pays.
Les leaders de l’opposition accusent le président Tshisekedi d’être principalement préoccupé par la prolongation de son mandat au-delà de l’échéance de 2028. Ils affirment que le pouvoir instrumentalise cyniquement la guerre et la souffrance dans l’Est du pays pour asseoir ses ambitions politiques. La C64 s’oppose avec vigueur à ces manœuvres, dénonçant une tentative de consolider la balkanisation du pays, bien au-delà de la fin du mandat présidentiel.
Face à ce qu’elle qualifie de dérive autoritaire, la coalition C64 a annoncé son intention de mobiliser l’ensemble de la population. Un appel à une grande marche nationale est lancé pour le 15 septembre prochain, afin de manifester l’opposition populaire aux agissements du camp au pouvoir et d’exiger des solutions concrètes aux problèmes du pays.
