Kemi Seba : la justice sud-africaine face aux cryptomonnaies russes et à l’extradition vers le Bénin

Un activiste en détention prolongée à Pretoria

La justice sud-africaine a repoussé au 18 juin 2026 sa décision sur la libération sous caution de Kemi Seba, figure panafricaniste détenue depuis le mois d’avril dans la capitale administrative du pays. Initialement arrêté pour un simple problème de visa expiré, son dossier prend une tournure bien plus complexe, révélant des soupçons de financement occulte via des cryptomonnaies en provenance de Russie.

Un visa expiré et des accusations bien plus lourdes

Sur le papier, l’affaire débutait comme une simple affaire administrative. Kemi Seba, de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, avait été interpellé le 13 avril 2026 dans un centre commercial de Pretoria pour un séjour irrégulier. Son visa touristique, arrivé à échéance, n’avait pas été renouvelé à temps, une infraction passible de sanctions. Mais les investigations menées par les autorités judiciaires sud-africaines ont rapidement révélé des éléments autrement plus graves.

Des flux financiers suspects en cryptomonnaies

Les services de sécurité sud-africains ont mis au jour des transactions opaques impliquant des cryptomonnaies. Les enquêtes ont permis de retracer des transferts financiers suspects, émanant d’entités basées en Russie et destinés à financer les déplacements et les tentatives de fuite de l’activiste. Lors de son arrestation, Kemi Seba n’était pas seul : il était accompagné de son fils ainsi que d’un passeur local, rémunéré à hauteur de 250 000 rands (environ 13 000 euros) pour organiser une traversée clandestine du fleuve Limpopo en direction du Zimbabwe. Depuis ce pays, il envisageait de rejoindre l’Europe.

Ces éléments financiers viennent sérieusement entacher l’image de