Jean Paul Ntsengue dénonce les mécanismes de la pauvreté au Cameroun
L’expert camerounais en analyse politique, Jean Paul Ntsengue, alerte sur les dangers de la précarité qui frappe une jeunesse camerounaise de plus en plus vulnérable. Dans une analyse sans concession, il met en lumière les responsabilités de ceux qu’il qualifie de prévaricateurs, de politiciens véreux et d’ambitieux démesurés, accusés d’avoir orchestré, voire institutionnalisé, la pauvreté pour mieux contrôler les populations.
La jeunesse camerounaise, cible d’une manipulation calculée
D’après Jean Paul Ntsengue, la situation économique actuelle du Cameroun n’est pas le fruit du hasard. Elle résulterait d’un système organisé, où certains acteurs auraient sciemment fragilisé les conditions de vie de la jeunesse pour en faire une arme politique. Des prévaricateurs irresponsables de la fortune publique — selon ses termes — auraient ainsi créé un terreau fertile pour la précarité, rendant une partie de la population dépendante et manipulable.
Dans sa tribune, l’expert souligne que ces hommes politiques aux ambitions démesurées ont non seulement laissé se dégrader les conditions socio-économiques, mais ont aussi bloqué l’émergence de talents locaux, préférant s’entourer de médiocres à leur solde. Une stratégie, selon lui, visant à maintenir un contrôle absolu sur les leviers du pouvoir.
Un avertissement sans ambiguïté : « la pauvreté est un danger fatal pour la République »
L’analyste ne mâche pas ses mots : « la pauvreté est un danger fatal pour la République ». Il dénonce ceux qu’il considère comme des complotistes et clientélistes, responsables de l’aggravation de la précarité au Cameroun. Leur objectif ? D’après lui, exploiter la misère des jeunes en leur promettant des miettes (prébandes, faveurs) en échange d’un soutien politique inconditionnel, notamment sur les réseaux sociaux.
Pour Jean Paul Ntsengue, cette stratégie a atteint ses limites. Les mouvements de contestation actuels, bien que spasmodiques, ne suffiront pas à « recoudre la blessure profonde » infligée à la société camerounaise. Il appelle à la réflexion collective et à un soutien indéfectible envers le Chef de l’État, qu’il qualifie de chanceux et d’élu par la Providence. Selon lui, ce dernier a les cartes en main pour marquer l’histoire comme l’homme ayant apporté démocratie et prospérité au Cameroun.
Appel à l’unité et à l’action collective
L’expert en politique camerounaise termine son analyse sur une note optimiste, mais exigeante : « apportons-lui notre soutien indéfectible pour cette deuxième mi-temps sans prolongation ». Il semble ainsi appeler à une mobilisation générale pour éviter que le pays ne sombre dans le chaos, tout en critiquant implicitement ceux qui, par leurs actes, ont contribué à la crise actuelle.
Son message est clair : face à la manipulation de la jeunesse et à l’exploitation de la pauvreté, la solution passe par une prise de conscience collective et un engagement sans faille pour un Cameroun plus juste et prospère.
