Pour garantir une exécution efficace des projets financés par la Banque africaine de développement, le gouvernement gabonais a décidé d’intensifier son contrôle. Cette initiative vise à accélérer la concrétisation des chantiers en cours, dans un souci de transparence et de performance. Une réunion stratégique, présidée par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a réuni les principaux acteurs concernés, dont la ministre de la Planification, Louise Mvono, et le ministre de l’Agriculture, Pacôme Kossy.
Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des discussions tenues récemment entre le chef de l’État gabonais et le président de la BAD, lors des assemblées annuelles de l’institution. L’objectif ? Évaluer l’avancement des projets et lever les blocages qui entravent leur mise en œuvre. Une volonté affichée de donner une nouvelle impulsion aux investissements publics pour répondre aux priorités du Plan national de croissance et de développement.
Un suivi rigoureux pour des résultats tangibles
Lors de cette séance de travail, Hermann Immongault a souligné l’importance d’un suivi minutieux de chaque projet inscrit au portefeuille de la BAD. Pour le gouvernement, les fonds empruntés doivent se traduire par des bénéfices concrets pour les citoyens gabonais. Transparence, efficacité et respect des échéances sont désormais des impératifs absolus. Chaque acteur impliqué dans ces chantiers doit assumer pleinement ses engagements pour maximiser l’impact des investissements.
Un plan d’action ciblé pour les projets en retard
Profitant de la présence de la délégation de la BAD à Libreville, les autorités gabonaises ont élaboré un plan d’action visant à relancer les projets présentant des retards significatifs. Deux initiatives retiennent particulièrement l’attention : le Programme intégré d’alimentation en eau potable et d’assainissement de Libreville (PIAEPAL) et la construction de la route Ndendé-Doussala. Concernant cette dernière, Hermann Immongault a relayé les inquiétudes du président de la République face à la lenteur des travaux, exigeant des mesures correctives immédiates.
Le gouvernement a également évalué ses propres dysfonctionnements pour renforcer la coordination avec son partenaire financier. Une démarche proactive pour améliorer l’efficacité des partenariats et accélérer la livraison des infrastructures.
La BAD réaffirme son engagement envers le Gabon
De son côté, Mamour Ousmane Ba, administrateur-pays de la BAD, a salué les réformes engagées par les autorités gabonaises. Il a réitéré l’appui indéfectible de l’institution à la réalisation des priorités nationales. Parmi les orientations présentées figure la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD), conçue pour renforcer l’efficacité des investissements sur le continent.
Avec un portefeuille de projets structurants dans les secteurs de l’eau, de la formation professionnelle, de l’agriculture et des infrastructures, la BAD confirme sa volonté d’accompagner le Gabon dans sa quête de développement durable. Une collaboration qui s’inscrit dans une logique de résultats concrets et durables pour les populations.
