Lomé, 17 août — Sans ressources financières stables et bien gérées, les collectivités locales ne peuvent prétendre répondre durablement aux attentes de leurs administrés. C’est sur cette problématique que se penchent, du 17 au 19 août, les responsables des communes du Golfe 2, Golfe 3, Agoè-Nyivé 5 et Agoè-Nyivé 6 lors d’un atelier de formation à la gestion des recettes communales.
Organisée dans la commune du Golfe 7, cette session s’inscrit dans le cadre du Plan national de formation piloté par l’Agence nationale de formation des collectivités territoriales (ANFCT). Son objectif ? Doter les acteurs locaux d’outils concrets pour optimiser la mobilisation et l’exploitation des fonds disponibles.
Autonomie financière : un levier pour des communes plus performantes
Au-delà de la recherche de nouvelles sources de financement, l’enjeu principal réside dans la sécurisation des recettes existantes et leur transformation en services publics tangibles. La capacité d’une collectivité à financer ses infrastructures, entretenir ses équipements et satisfaire les besoins sociaux dépend directement du volume et de la bonne gestion de ses ressources.
Cette rencontre du Golfe 7 vise précisément à renforcer les compétences des agents communaux en matière de gestion financière. L’accent est mis sur l’adoption de méthodes pratiques et l’échange d’expériences entre pairs, essentiels pour améliorer les recettes locales.
Une formation ancrée dans les réalités locales
L’ouverture des travaux a été marquée par la présence du préfet du Golfe, Kossivi Agbodan, ainsi que du troisième adjoint au maire du Golfe 7, Adaka Koffi. Ce dernier a souligné, au nom de la Sénatrice-Maire, l’importance de cette formation pour bâtir une autonomie financière solide. Il a encouragé les participants à exploiter pleinement ces trois jours pour échanger sur des solutions concrètes et applicables sur le terrain.
L’approche adoptée rompt avec les formations purement théoriques. Les échanges entre collectivités permettent d’identifier les obstacles récurrents et de proposer des pistes d’amélioration pour les mécanismes de mobilisation des ressources.
Gestion financière : l’équilibre entre mobilisation et rigueur
Pour Kossivi Agbodan, la mobilisation des recettes ne suffit pas. La discipline dans l’utilisation des fonds publics est tout aussi cruciale. Une collectivité peut voir ses revenus augmenter sans pour autant améliorer les conditions de vie de ses habitants si elle néglige la transparence et la rigueur budgétaire. C’est pourquoi cette formation insiste sur l’importance d’une gestion financière saine, où chaque franc mobilisé sert directement les projets communaux.
L’objectif n’est donc pas seulement d’accroître les recettes, mais de garantir que chaque ressource soit investie de manière optimale pour répondre aux besoins prioritaires des populations.
Trois jours pour ancrer les bonnes pratiques
Jusqu’au 19 août, les participants bénéficient d’un espace dédié à l’approfondissement des connaissances et à la mutualisation des savoir-faire. Cet atelier s’inscrit dans la continuité de l’accompagnement de l’ANFCT auprès des collectivités locales, un appui essentiel dans le cadre de la décentralisation.
Pour les quatre communes impliquées, le défi est désormais de traduire les enseignements reçus en actions concrètes. L’enjeu est de taille : renforcer leur autonomie financière et, in fine, leur capacité à servir au mieux les populations.