Est de la RDC : la SADC insiste sur le respect des accords de Doha et de Washington face à l’aggravation de l’insécurité
Face à une détérioration marquée de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a tiré la sonnette d’alarme lors d’un sommet virtuel exceptionnel. Cette réunion, convoquée par la Troïka de l’Organe de la SADC sur la politique, la défense et la coopération en matière de sécurité, s’est tenue sous la présidence d’Enoch Kamzingeni Chihana, représentant Arthur Peter Mutharika, président du Malawi et chef de l’Organe.
Les dirigeants de la SADC ont réaffirmé leur détermination à « sauvegarder la paix, renforcer la démocratie et consolider la stabilité ainsi que l’intégration régionale ». Ils ont insisté sur l’urgence de renforcer les mécanismes africains de prévention et de résolution des crises pour préserver la sécurité collective.
L’est de la RDC au cœur des préoccupations
Les participants ont exprimé leur inquiétude face à l’escalade des violences dans l’est de la RDC, soulignant que « l’instabilité menace non seulement la paix nationale, mais également les efforts d’intégration et de coopération régionale ». Ils ont appelé toutes les parties prenantes à respecter scrupuleusement les engagements pris dans le cadre des accords de Doha et de Washington.
Ces accords, qui prévoient notamment un cessez-le-feu, restent au centre des discussions pour rétablir une stabilité durable. La SADC a rappelé que les processus de paix menés par l’Afrique, soutenus par les efforts internationaux, sont essentiels pour instaurer une paix pérenne dans la région.
Un appel aux parties prenantes pour une application concrète des accords
Les dirigeants ont exhorté les acteurs du conflit à respecter les dispositions des accords de Doha et de Washington. Malgré ces initiatives diplomatiques, les hostilités persistent sur le terrain, où les combats entre la rébellion et les forces gouvernementales continuent de faire rage.
La SADC a également exprimé sa solidarité avec le peuple congolais, notamment face à la résurgence de l’épidémie d’Ebola dans l’est du pays. Les recommandations issues de cette réunion seront soumises au 46ᵉ Sommet ordinaire des chefs d’État de la SADC, prévu du 16 au 17 août 2026 à Durban, en Afrique du Sud.
Ce sommet marquera le début de la présidence sud-africaine de la SADC pour une période de douze mois. Il s’inscrit dans un contexte où la SADC assure actuellement la présidence intérimaire à la suite de la destitution du président malgache Andry Rajoelina en octobre 2025.
Des recommandations attendues pour un avenir plus stable
Les participants ont formulé plusieurs recommandations qui seront examinées lors du prochain sommet des chefs d’État. L’objectif est de renforcer l’implication de la SADC dans la recherche de solutions durables pour la région.
Cette réunion intervient alors que les tentatives diplomatiques, notamment les accords de Washington et le processus de Doha, peinent à produire des résultats concrets sur le terrain. Les appels au respect des engagements restent, pour l’instant, sans effet notable, et le fossé entre les avancées diplomatiques et la réalité du conflit persiste.
Les parties continuent d’interpréter les accords selon leurs propres lectures, rendant leur mise en œuvre toujours plus incertaine. Pourtant, la SADC insiste : le respect des engagements souscrits est indispensable pour instaurer une stabilité durable et une paix pérenne dans l’est de la RDC.
