Des figures majeures de l’opposition gabonaise ont exprimé leur indignation face aux attaques personnelles envers le Président Brice Clotaire Oligui Nguema et sa famille, lors d’une conférence de presse tenue à Libreville. Dans un climat politique tendu, ces responsables ont rappelé l’importance de la dignité dans toute contestation.
Un collectif unanime contre les insultes ciblant le chef de l’État
Mercredi 12 août 2026, plusieurs leaders politiques gabonais se sont réunis pour condamner publiquement les propos jugés outrageants tenus par certains membres de la diaspora gabonaise établie en Europe. Parmi eux, David Mbadinga, président de l’Union des patriotes gabonais loyalistes (UPGL) et porte-parole du collectif, a vivement réagi.
« Il est tout à fait possible de critiquer un Président sans recourir aux insultes, encore moins à l’encontre de sa famille », a-t-il déclaré avec fermeté. Autour de lui, Florentin Moussavou (Conscience et action citoyenne – CAC) et Paskhal Nkoulou (Bloc démocratique populaire – BDP) ont apporté leur soutien à cette prise de position.
Des attaques qui ternissent l’image du Gabon
Les responsables politiques ont souligné que ces attaques personnelles, notamment celles diffusées sur les réseaux sociaux, portent atteinte à la réputation du pays. « Quand le débat politique se transforme en une série d’injures et d’humiliations, c’est l’ensemble de la nation gabonaise qui en pâtit », a regretté David Mbadinga.
Parmi les activistes visés, Landry Mbeng, connu sous le pseudonyme « Lanlaire » et résidant en Suisse, s’est distingué par des critiques particulièrement virulentes envers le chef de l’État, son épouse Zita Oligui Nguema, ainsi que sa mère. Ces propos ont été qualifiés de « dégradants » par les leaders politiques réunis.
Appel à l’apaisement pour un mois dédié à la Nation
À l’approche du mois d’août, traditionnellement consacré à la célébration des valeurs nationales, les responsables politiques ont lancé un appel solennel au calme et au respect. « Ce mois est l’occasion pour chaque Gabonais de réaffirmer son attachement à la République, à la paix et à la cohésion sociale », ont-ils insisté.
Ils ont également rappelé que la contestation politique peut s’exprimer avec force, mais doit toujours respecter les principes de dignité et de décence. « Le Gabon mérite mieux que des polémiques stériles et des attaques personnelles », ont-ils conclu.
