Départ de Saintfiet du Mali : bilan et contexte politique

Le technicien belge Tom Saintfiet, en poste comme sélectionneur de l’équipe nationale du Mali depuis août 2024, a annoncé son départ immédiat. Cette décision intervient dans un contexte de tensions politiques et sécuritaires exacerbées dans le pays, marqué par une intensification des offensives menées par les groupes jihadistes et les rebelles touareg.

Dans un message publié sur sa page Facebook le 27 avril 2024, il a déclaré : « Aujourd’hui marque la fin de ma mission en tant que sélectionneur de l’équipe nationale A du Mali. Une mission accomplie avec fierté et engagement, malgré des conditions parfois difficiles. L’heure est venue pour moi de relever un nouveau défi. »*

Un bilan mitigé malgré des résultats encourageants

Sous la direction de Tom Saintfiet, les Aigles du Mali ont affiché une performance honorable en qualifications pour la Coupe du monde, avec seulement deux défaites en 17 rencontres. Leur parcours s’est notamment illustré par une élimination en quarts de finale de la dernière Coupe d’Afrique des Nations (CAN), après une défaite face au Sénégal (0-1).

Le coach de 53 ans a exprimé sa solidarité envers le peuple malien dans un message empreint d’émotion : « Dans ces circonstances particulièrement difficiles que traverse le Mali, mes pensées les plus sincères accompagnent le peuple malien et la nation tout entière. Le football doit rester un sport fédérateur, porteur de valeurs de paix et d’espoir. »*

Avant d’être nommé au Mali, Tom Saintfiet avait été pressenti pour entraîner le Ghana, avant que le Portugais Carlos Queiroz ne soit choisi pour diriger les Black Stars.

La Fédération malienne salue son héritage

La Fédération malienne de football, représentée par son président Mahazou dit Baba Cissé, a tenu à reconnaître le travail accompli par Tom Saintfiet. Elle a également lancé un appel à candidatures pour lui trouver un successeur, soulignant l’importance de maintenir la compétitivité de l’équipe nationale malgré les défis actuels.

Le départ de l’entraîneur belge s’inscrit dans une période troublée pour le Mali, où la stabilité politique et sécuritaire reste une priorité absolue. Son passage laisse derrière lui un bilan sportif prometteur, mais aussi des défis à relever pour les prochains techniciens.