Un lycée de Lassa cible d’une attaque sanglante par les combattants de Boko Haram
Une nouvelle attaque terroriste a frappé le nord-est du Nigeria, où des élèves ont été enlevés lors d’une intrusion violente dans un établissement scolaire de la localité de Lassa, dans l’État de Borno. L’incident s’est produit tôt dans la matinée, alors que les salles de classe étaient occupées par des lycéens en pleine session d’examen.
Une journée d’examen transformée en cauchemar par les assaillants
Les terroristes de Boko Haram ont profité de l’agitation matinale liée au marché hebdomadaire de Lassa pour s’infiltrer sans difficulté dans l’enceinte de l’école. Armés et déterminés, ils ont interrompu un examen de biologie avant d’emporter plusieurs adolescents de force. Un enseignant a malheureusement perdu la vie dans cet assaut, tandis que d’autres élèves subissaient le même sort.
Réaction des forces de sécurité et bilan provisoire
Dès l’annonce de l’attaque, les forces nigérianes ont réagi promptement. Selon les déclarations du commandant adjoint de l’opération Hadin Kai, Mohammed Musa Goni, un militaire a été tué lors d’un échange de tirs avec les ravisseurs près de Daggu. Une dizaine d’élèves ont toutefois pu être secourus et sont actuellement pris en charge. Leur état général est jugé satisfaisant, et des soins médicaux ainsi qu’un soutien psychologique leur sont prodigués.
Les opérations de recherche se poursuivent sans relâche pour localiser les autres victimes et appréhender les responsables de cet acte barbare.
Contexte : Boko Haram, un fléau persistant dans la région
Depuis son émergence au début des années 2000, le groupe armé Boko Haram sévit dans le nord-est du Nigeria. Son insurrection a engendré une crise humanitaire majeure, avec des milliers de victimes et des déplacements massifs de populations. Les attaques du groupe ne se limitent pas aux frontières nigérianes : Cameroun, Tchad et Niger subissent également ses violences, notamment dans le bassin du lac Tchad. Cette zone, déjà fragilisée, compte plus de 2 000 morts et des centaines de milliers de déplacés depuis le début du conflit.
