Côte d’Ivoire : la dette publique obtient une note de risque minimal, une première sur le continent
Une distinction historique pour la Côte d’Ivoire, saluée par le FMI
Abidjan marque un tournant dans sa gestion financière. Lors de son dernier conseil d’administration, le Fonds monétaire international a attribué à la Côte d’Ivoire la mention « risque faible » pour sa dette publique, une première en Afrique subsaharienne. Cette reconnaissance intervient après l’examen de la viabilité de l’endettement ivoirien, validant ainsi la solidité des finances de l’État.
Cette décision intervient un an après l’engagement du pays dans un programme de consolidation budgétaire avec le FMI, lancé en mai 2023. Elle reflète une amélioration notable de la gestion de la dette et une hausse soutenue des recettes fiscales. En 2025, la dette publique ivoirienne s’élevait à 33 159 milliards de francs CFA, soit 57,1 % du PIB, contre 59,5 % l’année précédente. Une performance qui illustre la maîtrise progressive des finances publiques.
Un statut renforcé sur les marchés internationaux
Cette annonce du FMI vient confirmer la confiance déjà affichée par les investisseurs. En février 2025, la Côte d’Ivoire avait émis un eurobond d’une durée de quinze ans, levant 1,3 milliard de dollars. L’opération a été sursouscrite à près de cinq fois son montant initial, avec un livre d’ordres atteignant 6,3 milliards de dollars. Le taux d’intérêt de 5,39 % proposé lors de cette émission reste le plus bas jamais enregistré par un émetteur subsaharien sur cinq ans.
Cette double validation, à la fois par les marchés et par le FMI, consacre la Côte d’Ivoire comme une destination de choix pour les capitaux étrangers. Le pays se positionne désormais comme un modèle de stabilité financière en Afrique subsaharienne.

