Maroc et Tchad : une coopération bilatérale en pleine expansion
À l’occasion de la commémoration du 27e anniversaire de l’avènement de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, une réception officielle s’est tenue à N’Djamena sous la présidence de l’Ambassadeur marocain, M. Abdellatif Erroja. Cet événement, organisé en marge de la Fête du Trône, a rassemblé les hautes autorités tchadiennes, les corps diplomatiques et une pléiade de personnalités influentes.
La Fête du Trône : un symbole de la souveraineté marocaine
Le 30 juillet, date historique marquant l’intronisation du Roi Mohammed VI en 1999, incarne les valeurs de stabilité et de progrès du Maroc. Cette année encore, l’Ambassade du Royaume à N’Djamena a transformé cette célébration en un moment fort de diplomatie, réunissant autour de la même table les représentants tchadiens et internationaux.
Dans son discours, M. Erroja a insisté sur la dimension symbolique de cet événement : « La Fête du Trône représente bien plus qu’une simple commémoration. Elle cristallise l’identité marocaine et témoigne de la transformation profonde du Royaume sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. »
Le Maroc, locomotive économique en Afrique
Les performances économiques du Maroc ont été au cœur des échanges. Avec une croissance de 4,6 % au premier trimestre 2026 et une inflation maîtrisée à 1,1 %, le Royaume confirme sa résilience. Le secteur agricole affiche une progression remarquable de 18,4 % en valeur ajoutée, tandis que le tourisme bat des records avec plus de 7,7 millions de visiteurs à fin mai 2026, dont 1,7 million pour le seul mois de mai.
La Banque africaine de développement a d’ailleurs classé le Maroc première puissance industrielle du continent en mai 2026, notamment grâce à ses filières automobiles, aéronautiques et énergétiques. Par ailleurs, Casablanca Finance City s’est hissée au 49e rang mondial dans le classement du Global Financial Centres Index, renforçant l’attractivité du pays.
Les investissements massifs consentis pour la Coupe du Monde 2030, co-organisée avec l’Espagne et le Portugal, illustrent l’ambition marocaine de moderniser ses infrastructures d’ici 2030.
Une diplomatie africaine et internationale en pleine mutation
Sur la scène internationale, le Maroc a obtenu une avancée historique avec l’adoption de la résolution 2797 par le Conseil de sécurité des Nations Unies. Pour la première fois, celle-ci reconnaît l’autonomie sous souveraineté marocaine comme base exclusive de négociation pour une solution définitive au Sahara marocain. En hommage à cette victoire, le 31 octobre a été décrété « Aïd Al Wahda » (Fête de l’Unité).
En Afrique, le Royaume consolide sa position de leader grâce à des partenariats fondés sur la solidarité Sud-Sud. Le Gazoduc Afrique-Atlantique, reliant le Nigéria au Maroc, symbolise cette dynamique. Signé lors du sommet de Freetown le 19 juillet 2026, cet accord intergouvernemental avec la CEDEAO marque une étape clé dans la coopération énergétique du continent.
Avec plus de 1 600 accords de coopération couvrant tous les secteurs, le Maroc se distingue comme un acteur majeur de la formation en Afrique, avec plus de 1 200 cadres tchadiens formés en 2025. Premier investisseur africain en Afrique de l’Ouest et deuxième à l’échelle du continent, le Royaume incarne une nouvelle ère de coopération panafricaine.
N’Djamena et Rabat : un partenariat sud-sud exemplaire
M. Erroja a mis en avant la qualité des relations entre le Maroc et le Tchad, présentées comme un modèle de collaboration Sud-Sud. Les domaines de coopération sont vastes : éducation, santé, agriculture, énergie, culture, transports et sécurité.
Parmi les réalisations phares, on note :
- L’augmentation des bourses d’études pour les Tchadiens, passant de 150 à 250 par an, avec des formations ciblées dans des secteurs stratégiques ;
- L’inauguration en 2026 de la Mosquée Mohammed VI à N’Djamena, symbole des liens spirituels et historiques entre les deux nations ;
- Le renforcement des échanges techniques dans des domaines clés comme la santé, l’urbanisme, la justice, la formation professionnelle et la cybersécurité ;
- La relance en septembre 2025 de la ligne aérienne directe Casablanca-N’Djamena, facilitant les déplacements et les échanges commerciaux.
Le secteur privé marocain, premier investisseur étranger au Tchad, joue un rôle central dans cette dynamique économique.
Tchad Connexion 2030 : un cadre pour l’avenir
M. Erroja a salué le Plan National de Développement « Tchad Connexion 2030 », qu’il qualifie de feuille de route ambitieuse pour le Tchad. Ce projet ouvre la voie à des investissements conjoints dans des secteurs porteurs, en phase avec les ambitions des deux pays.
L’Ambassadeur a réaffirmé l’engagement du Maroc à accompagner le Tchad dans sa quête d’émergence, en parfaite harmonie avec les visions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et du Président Mahamat Idriss Déby Itno.
Un hommage aux acteurs de l’amitié maroco-tchadienne
En clôture, M. Erroja a exprimé sa gratitude envers tous ceux qui œuvrent au quotidien pour renforcer les liens entre les deux peuples. Il a particulièrement salué le travail de son Premier Conseiller, M. Hassan Bahadi, sur le point de quitter ses fonctions, ainsi que l’engagement des entreprises marocaines au Tchad et des associations locales, comme la Fondation Mohammed VI des Ouléma Africains et l’Association des Lauréats Tchadiens et Amis du Maroc (ALTAM).
« Notre partenariat avec le Tchad, berceau de l’humanité, n’a pas de limites. Il repose sur la confiance, le respect et une quête commune de résultats concrets pour nos deux peuples », a-t-il conclu avec conviction.
