Bénin : le premier vice-président du ces devient médiateur de la république

Bénin : le premier vice-président du CES nommé Médiateur de la République

Lors d’une séance plénière historique tenue au Palais des Gouverneurs, les députés de la 10ème législature ont acté une réforme majeure concernant l’institution du Médiateur de la République. Cette modification législative, adoptée le 24 juin 2026, marque un tournant dans l’organisation des instances étatiques béninoises.

Assemblée nationale du Bénin

Une réforme pour une institution plus efficace

Cette loi supprime la nomination distincte du Médiateur de la République. Désormais, les fonctions de médiateur seront assurées par le premier vice-président du Conseil économique et social (CES). Une mesure visant à rationaliser et simplifier le fonctionnement des mécanismes de régulation administrative dans le pays.

Cette nouvelle configuration place automatiquement le premier vice-président du CES en première ligne pour occuper ce poste stratégique. À ce titre, Razacki Amouda Issifou endossera désormais cette double casquette, cumulant ainsi ses responsabilités au sein du CES avec celles de Médiateur de la République.

Un profil d’exception pour un mandat exigeant

Le choix de Razacki Amouda Issifou s’appuie sur un parcours professionnel remarquable, marqué par une expertise juridique et administrative incontestable. Son expérience au sommet de l’État béninois en fait un candidat idéal pour cette mission délicate.

Ancien président de la Cour constitutionnelle, il a également dirigé la Commission des lois à l’Assemblée nationale. Son passage à la tête de la première Commission électorale nationale autonome (CENA) en 1996 a laissé une empreinte durable dans l’histoire institutionnelle du Bénin.

Entre 2010 et 2015, il a exercé les fonctions de maire, après avoir occupé des postes clés au sein du ministère de la Justice. Cette diversité d’expériences lui confère une maîtrise approfondie des mécanismes constitutionnels et administratifs, un atout indéniable pour mener à bien sa nouvelle mission.

Face à cette nomination, les observateurs soulignent la pertinence de ce choix, qui allie compétence juridique, expérience politique et connaissance fine des rouages étatiques. Une combinaison qui devrait renforcer l’efficacité du Médiateur de la République dans sa mission de conciliation et de régulation.