Tensions diplomatiques : le Burkina Faso expulse deux représentants de l’Union européenne
Le Burkina Faso a récemment déclaré deux diplomates de l’Union européenne « persona non grata », leur accordant un délai de trois jours pour quitter le territoire national. Cette décision marque une nouvelle étape dans la dégradation des relations entre Ouagadougou et Bruxelles.
Le Burkina Faso renforce sa position face à l’Union européenne en déclarant deux de ses diplomates « persona non grata ».
Les relations entre le Burkina Faso et l’Union européenne connaissent une période de forte tension. En effet, deux diplomates européens accrédités à Ouagadougou ont été sommés de quitter le territoire burkinabè sous soixante-douze heures. Les personnes concernées sont le chef de délégation adjoint, également responsable de la section politique, presse et information de la délégation de l’Union européenne au Burkina Faso, ainsi qu’une chargée de programme de cette même délégation.
Cette mesure d’expulsion intervient dans un climat de friction diplomatique exacerbée. Elle fait suite à l’adoption par le Parlement européen, le 18 juin 2026, d’une résolution intitulée : « Persistance de la répression de l’espace civique et des libertés fondamentales au Burkina Faso ». Ce texte avait été perçu comme une ingérence et avait fortement irrité les autorités burkinabè.
En réaction à cette résolution, Ouagadougou avait déjà signifié son mécontentement le 22 juin en convoquant Daniel Aristi Gaztelumendi, l’ambassadeur et chef de la Délégation de l’Union européenne au Burkina Faso, afin de lui exprimer la désapprobation formelle du pays face à la position de l’institution européenne.
