Taxawu Sénégal devient un parti politique : Khalifa Sall fustige la gestion actuelle

Le Grand Théâtre de Dakar a servi de cadre, ce dimanche, au congrès constitutif de Taxawu Sénégal. Cet événement majeur marque une transition historique pour l’organisation dirigée par Khalifa Sall, qui délaisse son statut de simple plateforme pour devenir un parti politique officiellement structuré.

Dans une atmosphère empreinte de ferveur, des milliers de sympathisants ont convergé vers les lieux, arborant fièrement les couleurs de la formation. Entre slogans rythmés et pancartes levées, la mobilisation a témoigné de l’ancrage du mouvement dans le paysage politique national.

Une coalition renforcée et des soutiens de poids

Ce rassemblement a vu la participation de figures politiques influentes. Parmi les personnalités présentes figuraient notamment :

  • Bamba Fall, maire de la Médina ;
  • Alioune Ndoye, maire de Dakar-Plateau ;
  • Aïssata Tall Sall ;
  • Oumar Sarr, coordinateur du Front pour la République (FDR) ;
  • Me El Hadji Diouf et Zahara Kane Thiame.

L’acte constitutif du nouveau parti a également été paraphé par six formations politiques et divers mouvements qui ont choisi de rejoindre les rangs de Taxawu Sénégal lors de cette journée fondatrice.

Le réquisitoire de Khalifa Sall contre le régime

Lors de son allocution de clôture, Khalifa Sall a souligné l’importance de ce qu’il qualifie d’« acte fondateur ». Il a dressé un portrait sombre de la situation actuelle du Sénégal, affirmant que le pays se trouve symboliquement au « 20e sous-sol », pour illustrer l’ampleur de la crise.

Le leader de Taxawu Sénégal n’a pas ménagé le duo au pouvoir, critiquant ouvertement leur méthode de gouvernance. « Ils sont dans le Baara Yegoo… mais nous avons compris leur jeu », a-t-il lancé, dénonçant ainsi les stratégies politiques de l’exécutif actuel.

Un appel à l’unité de l’opposition

Face aux enjeux électoraux et sociaux, Khalifa Sall a exhorté les différentes forces de l’opposition à privilégier la confiance mutuelle et la cohésion. Pour lui, seule une dynamique unitaire permettra de relever les défis complexes auxquels le Sénégal est confronté.

En revenant sur l’histoire de son mouvement, il a rendu hommage à la résilience des militants, rappelant que le chemin parcouru a été jalonné d’épreuves et de succès, menant aujourd’hui à cette nouvelle étape de structuration indispensable.