Sénégal: le président Diomaye Faye menacé par la motion de censure de Sonko

La situation s'aggrave à Mbacké

Le ton est monté d’un cran dans la crise politique sénégalaise. Lors d’un meeting tenu le 12 juillet à Mbacké, Ousmane Sonko, désormais président de l’Assemblée nationale, a multiplié les attaques frontales contre le président Bassirou Diomaye Faye et son gouvernement.

Une menace qui pourrait avoir des conséquences

Le leader du Pastef a accusé l’exécutif d’avoir renoncé à la renégociation souverainiste des contrats pétroliers, gaziers et miniers. La menace est explicite : il évoque le dépôt d’une motion de censure pour faire tomber le gouvernement.

Une rupture consommée depuis mai

Cette offensive s’inscrit dans un divorce politique désormais acté. Le 22 mai 2026, Bassirou Diomaye Faye avait brutalement limogé Ousmane Sonko de la primature, entraînant la dissolution complète du gouvernement.

Des maires basculent dans le camp Faye

Tandis que Sonko multiplie les coups, le président Faye consolide ses appuis sur le terrain. Le 12 juillet, jour même du meeting de Mbacké, dix des seize maires du département de Mbour ont publiquement affiché leur soutien au chef de l’État.

Une bataille sur plusieurs fronts

Au-delà des contrats miniers et pétroliers, Sonko a élargi ses attaques. Il a critiqué la décision des sept Sages du Conseil constitutionnel qui ont invalidé la révision constitutionnelle.