Ousmane Sonko resserre le contrôle sur les voyages des hauts responsables

Ousmane Sonko resserre le contrôle sur les voyages des hauts responsables

Le Premier ministre a instauré des règles strictes pour encadrer les déplacements à l’étranger des Directeurs Généraux et des ministres. Une mesure visant à limiter les dérives et à renforcer la transparence dans la gestion des missions officielles.

Ousmane Sonko lors d’une prise de parole officielle

Des mesures drastiques pour limiter les voyages abusifs

Ousmane Sonko, en poste à la tête du gouvernement, a décidé de prendre des mesures radicales concernant les déplacements des hauts fonctionnaires. Ces nouvelles directives s’appliquent non seulement aux ministres, mais aussi aux Directeurs Généraux des entreprises publiques. L’objectif ? Mettre fin aux pratiques jugées excessives et coûteuses.

Un contrôle renforcé sur les ministres

Le Premier ministre a clairement indiqué qu’à partir de maintenant, les demandes de voyage des ministres seront quasi systématiquement bloquées. Une décision qui s’inscrit dans une logique de rigueur budgétaire et de responsabilité administrative. « Je n’autorise plus automatiquement les déplacements des membres du gouvernement », a-t-il affirmé.

Les DG sous surveillance accrue

Si les ministres sont désormais sous haute surveillance, les Directeurs Généraux restent un sujet de préoccupation majeur. Ousmane Sonko a pointé du doigt certaines dérives : « Certains DG passent plus de temps hors du pays que dans leurs bureaux. Ces comportements doivent cesser. » Pour étayer ses propos, il a commandé un rapport détaillé sur les voyages effectués ces trois derniers mois, révélant des séjours prolongés à l’étranger pour certains responsables.

Une réforme en profondeur du système de validation

Face à ces constats, le Premier ministre a annoncé une refonte complète du processus de validation des missions à l’étranger. Désormais, les Directeurs Généraux devront systématiquement obtenir son accord avant tout déplacement. Une mesure qui vise à instaurer une discipline indispensable au bon fonctionnement de l’administration.

Ousmane Sonko a conclu en insistant sur la nécessité d’un changement de mentalité : « Il est temps de mettre fin aux abus et de rétablir une gestion rigoureuse des ressources publiques. »