Ousmane Sonko dément toute pression sur le président du Sénégal

Ousmane Sonko dément toute pression sur le président du Sénégal

Ousmane Sonko en séance parlementaire au Sénégal

Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale du Sénégal, a catégoriquement rejeté les rumeurs d’ultimatum adressé au chef de l’État. Lors d’une séance plénière dédiée aux réformes du Code du travail et de la sécurité sociale, il a clarifié le rôle du Parlement dans la révision constitutionnelle en cours.

En pleine séance parlementaire, Ousmane Sonko a pris la parole pour mettre un terme aux spéculations politiques concernant un prétendu ultimatum au président de la République. Il a affirmé avec force : « C’est faux, on ne l’a pas fait au président ». Cette déclaration intervient alors que des interprétations politiques laissaient entendre une tension entre les institutions.

Le président de l’Assemblée nationale a rappelé la légitimité de la démarche parlementaire dans le cadre d’une révision constitutionnelle encadrée. Selon lui, l’initiative s’inscrit pleinement dans les prérogatives du Parlement, sans empiéter sur les compétences de l’exécutif. « L’objectif est de faire avancer un débat institutionnel crucial pour notre pays », a-t-il précisé.

Pour étayer son propos, Ousmane Sonko a fait référence à la décision historique du Conseil constitutionnel du 18 janvier 2006, qui confirme la capacité de l’Assemblée nationale à engager une révision constitutionnelle à la majorité qualifiée des trois cinquièmes. Cette décision, selon lui, renforce la crédibilité de l’action parlementaire.

Un fonctionnement institutionnel normal selon Ousmane Sonko

Face aux interprétations politiques évoquant une crise entre les pouvoirs publics, le président de l’Assemblée nationale a tenu à rassurer : « Il n’existe aucune crise au sommet de l’État ». Il a souligné la nécessité de distinguer entre un dialogue institutionnel légitime et des lectures politiques partisanes.

« Chacun des organes constitutionnels exerce ses compétences dans le respect des autres », a-t-il déclaré. Il a rejeté toute idée d’affrontement ou de pression sur l’exécutif, affirmant que la procédure suit son cours conformément aux règles prévues par la Constitution. « Ceux qui cherchent une crise institutionnelle peuvent se tromper de cible », a-t-il lancé en conclusion.

Enfin, Ousmane Sonko a insisté sur la stabilité des mécanismes institutionnels, garantis par la Constitution et la jurisprudence du Conseil constitutionnel. Pour lui, l’essentiel réside dans le respect des règles et la continuité du processus législatif.