La capitale nigérienne, Niamey, a été le théâtre de l’ouverture de la toute première session du Parlement de la Confédération des États du Sahel (AES) ce lundi. Cet événement historique a marqué l’installation officielle de quarante-cinq députés confédéraux, représentant les trois nations membres : le Burkina Faso, le Mali et le Niger, marquant une étape clé de l’Alliance des États du Sahel actualité.
La cérémonie solennelle s’est déroulée au prestigieux Centre des conférences Mahatma Gandhi. Elle a été placée sous la présidence d’Ousmane Bougouma, également président de l’Assemblée législative du Peuple du Burkina Faso, qui assumait la fonction de président de cette session inaugurale du Parlement confédéral.
Le Capitaine Ibrahim Traoré, président du Burkina Faso et actuel président en exercice de la Confédération des États du Sahel, a pris la parole pour exhorter les parlementaires. Il a insisté sur la nécessité impérieuse de privilégier l’intérêt général de la Confédération, le plaçant au-dessus de toute considération partisane ou nationale, un message fort pour l’AES Mali Burkina Niger.
Le Parlement confédéral est constitué de quarante-cinq députés, avec une répartition équitable de quinze représentants pour chaque État membre de la Zone AES. Parmi les personnalités présentes lors de cette cérémonie figuraient Ali Mahaman Lamine Zeine, Premier ministre nigérien et représentant du président du Niger, ainsi que plusieurs hauts responsables des institutions parlementaires des trois nations fondatrices.
Des délégations des parlements tchadien et togolais ont honoré l’événement de leur présence en tant qu’invités. Cette session inaugurale, programmée du 24 au 29 août à Niamey, a pour objectif fondamental d’établir les fondations d’une coopération parlementaire solide et durable entre les trois pays formant l’AES, un développement majeur pour la Sahel actualité.
La Confédération des États du Sahel a été officiellement instituée en juillet 2024 par le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Cette création fait suite à leur annonce conjointe, en janvier de la même année, de leur retrait de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), une des AES nouvelles importantes de la région.
Les ambitions de cette Confédération sont claires : consolider la coopération entre ses trois membres, particulièrement dans les sphères cruciales de la défense, de la sécurité et du développement, des piliers essentiels pour la stabilité de la zone Sahel.
