Plus de 400 anciens otages de Boko Haram rendus aux autorités au Nigeria
L’armée nigériane a rendu aux autorités locales plus de 400 femmes et enfants, libérés après avoir été enlevés par le groupe jihadiste Boko Haram dans l’État de Borno, au nord-est du Nigeria. Cette opération de libération, menée ce week-end, porte le nombre total de personnes secourues à environ 434, selon les déclarations du gouverneur de l’État, Babagana Umara Zulum.

Ces enlèvements de masse, souvent suivis de demandes de rançon, sont une stratégie récurrente des groupes armés dans la région. Les victimes, originaires du village de Ngoshe, situé à moins de 10 kilomètres de la frontière camerounaise dans les collines de Gwoza, ont été secourues lors d’une opération militaire menée grâce à des renseignements collectés.

Parmi les libérés figure Hassana Buba, 43 ans, qui a exprimé sa gratitude dans le camp de déplacés de Pulka où les anciens captifs ont été pris en charge. « Nous remercions Allah pour ce sauvetage. Nous sommes profondément reconnaissants et célébrons cette libération », a-t-elle déclaré.
Les autorités nigérianes ont nié toute implication dans le versement de rançons, bien que des rapports indépendants suggèrent que cette pratique persiste, impliquant aussi bien les groupes armés que les familles des victimes. Selon un document de SBM Intelligence, environ 1,66 million de dollars auraient été payés en rançons entre juillet 2024 et juin 2025 à divers groupes armés, y compris les jihadistes, les « bandits » et les séparatistes.

La région de Borno, bastion historique de Boko Haram, reste sous haute tension en raison des attaques répétées des groupes armés. Ces libérations successives illustrent les efforts des forces de sécurité nigérianes pour contrer l’influence des jihadistes dans le nord-est du pays.
