Les réseaux qu'Evgueni Prigojine avaient bâtis en Afrique n'auraient pas disparu. Une enquête publiée samedi par le Wall Street Journal révèle que le trafic de tramadol, un puissant antidouleur opioïde serait l’un des leviers de financement de l’ancien groupe de mercenaires Wagner.
Étudié par les services de renseignement occidentaux, ce trafic impliquerait une alliance entre le groupe et des syndicats d'opioïdes du Nigeria et du Mali. Il est estimé que plus de 500 anciens combattants de Wagner sont restés en République centrafricaine après la disparition de leur chef en août 2023, dont son fils Pavel Prigozhin. Depuis, la Russie a transféré une grande partie des opérations extérieures du groupe vers des structures contrôlées par l’État.
