Le Sénégal renforce l’approvisionnement national en poisson avec de nouvelles licences

Dans une démarche stratégique visant à sécuriser l’approvisionnement du marché national en produits halieutiques et à affermir la souveraineté alimentaire de la nation, les autorités sénégalaises ont récemment octroyé quatre licences de pêche démersale côtière, spécifiquement pour la capture de poissons et de céphalopodes. Cette attribution a bénéficié à un armement local, marquant un tournant dans la politique de gestion des ressources maritimes du Sénégal.

Cette décision émane des délibérations de la Commission consultative d’attribution des licences de pêche (CCALP), qui s’est réunie le 12 mai 2026, en stricte conformité avec les régulations en vigueur. Le département ministériel en charge des Pêches et de l’Économie maritime a confirmé cette avancée, soulignant le cadre légal du processus.

Les autorités compétentes ont précisé que cette initiative s’aligne sur les directives issues du Conseil des ministres du 26 novembre 2025, lequel avait mis l’accent sur la garantie d’une meilleure disponibilité des produits halieutiques pour les consommateurs locaux. Le processus d’attribution des licences de pêche est présenté comme étant « transparent, inclusif et rigoureusement fondé sur des évaluations scientifiques ».

Il a été révélé qu’en novembre 2025, une consultation formelle avait été lancée auprès de divers armements pour évaluer leur intérêt et leurs engagements potentiels. Finalement, un seul acteur du secteur a choisi de s’engager pleinement dans ce partenariat public-privé, dont l’objectif principal est de sécuriser l’approvisionnement du marché intérieur sénégalais.

Le groupe de pêche retenu s’est engagé à dédier l’intégralité de ses captures au marché domestique. En outre, il participera activement au renforcement de la chaîne de valeur halieutique, notamment par l’établissement d’infrastructures modernes de conservation et de distribution. L’objectif est de garantir aux populations, y compris celles des régions les plus reculées du Sénégal, un accès facilité à des produits de la mer de qualité, à des tarifs abordables.

Avant cette attribution, une évaluation scientifique approfondie des ressources halieutiques a été menée par le prestigieux Centre de Recherches océanographiques de Dakar-Thiaroye (CRODT). Les résultats de cette étude ont confirmé l’existence d’un potentiel de pêche suffisant pour permettre un accès à la pêcherie démersale côtière, à condition que cet accès soit « limité, progressif et rigoureusement encadré ».

Face aux défis actuels de la raréfaction des ressources marines et de l’augmentation des prix du poisson, cette initiative représente une innovation majeure pour le Sénégal. Elle instaure un cadre formel et structuré pour la pêche industrielle, dont la mission exclusive est d’assurer un approvisionnement constant et régulier du marché national.

Les instances gouvernementales réitèrent leur engagement à trouver un équilibre entre la préservation à long terme des stocks halieutiques, le développement économique du secteur et la satisfaction des besoins alimentaires des citoyens. Le ministère des Pêches et de l’Économie maritime s’engage à promouvoir une gestion des ressources marines qui soit « durable, responsable et transparente », consolidant ainsi la consommation locale et l’autonomie alimentaire du Sénégal.