Sous la présidence du Camarade Capitaine Ibrahim Traoré, Chef de l’État, le Conseil des ministres du Burkina Faso a procédé, le jeudi 4 juin 2026, à l’adoption d’un décret crucial. Ce texte législatif établit une nouvelle définition et une classification des villes sur l’ensemble du territoire national.
Cette initiative législative intervient dans un contexte de transformation profonde pour le pays. L’urbanisation progresse à un rythme soutenu, les dynamiques territoriales évoluent rapidement, et le pays fait face à des défis importants sur les plans sécuritaire, démographique et socio-économique, remodelant ainsi l’espace urbain burkinabè.
Qu’est-ce qu’une ville au Burkina Faso ?
Le décret récemment promulgué apporte une clarification essentielle. Désormais, une localité sera reconnue comme ville si elle se trouve dans une commune de plein exercice et qu’elle remplit les conditions suivantes :
- Elle doit présenter une agglomération dont le bâti est continu.
- Sa population minimale est fixée à 15 000 habitants.
- Un réseau fonctionnel d’adduction d’eau potable doit y être présent.
- L’accès à l’électricité est une condition indispensable.
- Un réseau de transport structuré doit y exister.
- Les activités économiques des secteurs secondaire et tertiaire doivent y être prédominantes.
Par ailleurs, le texte étend la reconnaissance du statut de ville à d’autres entités, indépendamment de leur seuil démographique :
- Tous les chefs-lieux de communes qui sont également chefs-lieux de province.
- Tous les chefs-lieux de communes de plein exercice.
Une classification urbaine à trois niveaux
Le nouveau cadre réglementaire introduit également une hiérarchisation des centres urbains en trois catégories distinctes :
- Les villes métropoles, représentant les plus grands centres d’influence.
- Les villes moyennes, constituant des pôles régionaux importants.
- Les petites villes, jouant un rôle de proximité et de maillage territorial.
Cette catégorisation est pensée pour permettre une meilleure adaptation des politiques publiques d’aménagement et de développement, en tenant compte des spécificités et des besoins propres à chaque type d’espace urbain.
Un levier pour la planification territoriale
Pour l’exécutif burkinabè, cette réforme était devenue impérative. La définition précédente, datant de l’adoption de la Politique nationale de l’habitat et du développement urbain en 2008, ne correspondait plus aux réalités contemporaines du pays.
Ce décret fournit ainsi à l’État et aux collectivités territoriales un référentiel actualisé et moderne. Il servira de base solide pour optimiser la planification urbaine, rationaliser la gestion des infrastructures essentielles et renforcer la gouvernance des territoires, assurant un développement plus cohérent et adapté.
