L’humiliation du Paraguay : l’Allemagne éliminée dès les 16es de finale
La Mannschaft s’est effondrée face au Paraguay aux tirs au but (1-1, 4-3 t.a.b.), signant l’une des pires performances de son histoire en Coupe du monde.
Un revers historique pour l’Allemagne
Pour la troisième fois consécutive, l’équipe d’Allemagne n’a pas réussi à franchir le cap des 16es de finale d’une Coupe du monde. Cette élimination précoce, après un match nul contre le Paraguay (1-1) puis une défaite aux tirs au but (4-3), marque un tournant dans l’histoire du football teuton.
Les joueurs allemands, parmi les favoris du tournoi, ont montré des lacunes flagrantes dans leur jeu face à une équipe paraguayenne bien organisée. Aucune occasion franche en première période, un seul but marqué en seconde mi-temps (Havertz), et une incapacité totale à imposer leur rythme ont scellé leur sort.
Kimmich, capitaine en détresse
Joshua Kimmich, capitaine de la Mannschaft, a livré une déclaration désarmante après le match : « C’est terrible. Quand j’étais enfant, je rêvais de voir l’équipe nationale en demi-finale ou en finale. On n’a pas réussi. » Son aveu reflète l’état d’esprit général dans le camp allemand, où la déception est palpable.
Le milieu du Bayern Munich, habitué à évoluer en défense centrale, a été déployé dans un rôle hybride qui a désorganisé l’équipe. Son manque de soutien sur le couloir droit, notamment pour Leroy Sané, a laissé l’attaque allemande sans solution face à une défense paraguayenne solide.
Nagelsmann sous le feu des critiques
Le sélectionneur Julian Nagelsmann est la cible de toutes les critiques outre-Rhin. Ses choix tactiques incompréhensibles, comme l’entrée en jeu de Goretzka à la mi-temps ou celle de Woltemade en fin de match, ainsi que la sélection de joueurs comme Jonathan Tah, Leroy Sané ou Manuel Neuer, sont vivement contestés.
Neuer, de retour en sélection après une saison compliquée au Bayern Munich, a été pointé du doigt malgré une performance correcte. Son retour, motivé par des raisons personnelles, a semé la discorde dans le groupe, certains joueurs estimant qu’il n’était pas au niveau.
Face aux questions sur son avenir, Nagelsmann a adopté une posture défensive : « Je ne suis pas du genre à fuir. Il y a des choses à changer, mais ce n’est pas le moment d’en parler. » Une réponse qui n’a pas suffi à calmer les esprits.
Une équipe en crise
L’élimination de l’Allemagne marque un tournant dans l’histoire récente du football allemand. Après les échecs de 2018 et 2022, cette nouvelle désillusion interroge sur l’avenir de la Mannschaft. Les critiques fusent contre la Fédération, accusée de ne pas avoir su reconstruire une équipe compétitive.
Joshua Kimmich a tenu à rappeler que la responsabilité incombe aux joueurs : « Ce n’était pas l’entraîneur, ce n’était pas les médias, ce n’était pas l’arbitre. C’était nous. » Une déclaration qui sonne comme un aveu d’échec pour une génération dorée du football allemand.
