Le Forum africain de l’eau 2026, dont le thème central était « De la vision à l’action », s’est tenu à N’Djamena pour clore deux journées d’intenses débats. L’événement a mis en lumière les défis majeurs liés à l’accès universel à l’eau potable et à la gestion durable des ressources hydriques à travers le continent. Organisé conjointement par les autorités tchadiennes et le Groupe de la Banque mondiale, ce rassemblement a permis de rassembler des décideurs politiques, des acteurs techniques et des spécialistes du domaine.
Des engagements à transformer en résultats tangibles
Lors de la cérémonie de clôture, Farouk Mollah Banna, représentant du Groupe de la Banque mondiale, a souligné l’urgence d’agir pour concrétiser les promesses faites. « L’avenir de millions d’Africains repose sur notre capacité à convertir les engagements pris ici en solutions durables et accessibles », a-t-il affirmé, insistant sur l’importance d’une mise en œuvre rigoureuse et transparente.
Le lac Tchad, symbole d’une urgence continentale
Le Premier ministre tchadien, Allah Maye Halina, a placé la sauvegarde du bassin du lac Tchad au centre des priorités africaines. Pour lui, la préservation de cet écosystème ne relève pas uniquement des pays riverains, mais constitue un pilier essentiel pour la paix, la sécurité alimentaire et le développement économique de toute la région. Le chef du gouvernement a lancé un appel solennel : « Le lac Tchad est une urgence vitale. Plus de 30 millions de personnes dépendent de son avenir. Il est temps d’en faire une priorité indissociable pour l’Afrique et pour la communauté internationale. »
Un espoir de changement pour les populations
Les organisateurs du forum tablent désormais sur une accélération des recommandations issues de ces échanges. L’objectif ? Que les décisions prises se matérialisent rapidement en projets concrets, au service des communautés africaines les plus vulnérables face aux crises hydriques.
