Le Centre national d’études stratégiques (CNES) renforce les compétences des diplomates du Burkina Faso
Une session de formation intensive de trois jours a été organisée à Ouagadougou par le Centre national d’études stratégiques (CNES) pour les cadres et experts du Ministère des Affaires Étrangères. Cet atelier, qui se déroule au sein du Secrétariat Permanent du Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs (SP-MAEP) dans le quartier Ouaga 2000, vise à perfectionner les outils d’analyse stratégique et de prospective géopolitique.

Une trentaine d’ambassadeurs, conseillers techniques et experts diplomatiques participent à cette initiative. L’enjeu ? S’adapter à un environnement international marqué par des mutations rapides, où les crises sécuritaires et les rivalités géopolitiques se complexifient chaque jour.
Des méthodes modernes pour anticiper les défis de demain
Du lundi 8 au mercredi 10 juin, les participants explorent des thématiques clés comme la veille stratégique, l’analyse des risques et l’évaluation géopolitique. La formation alterne entre apports théoriques et exercices pratiques, incluant la rédaction de notes de synthèse opérationnelles. L’objectif : transformer la réaction aux crises en une véritable capacité de prévision.

Le Général de brigade Barthélémy Aimé Simporé, Directeur général du CNES, insiste sur cette nécessité : « Les rivalités entre puissances se redessinent, les menaces sécuritaires gagnent en intensité, et les incertitudes stratégiques s’imposent désormais comme une constante dans le paysage international ». Pour lui, cette formation répond à un impératif de gouvernance : « Il ne s’agit plus seulement de subir les événements, mais de les anticiper. »
Un partenariat stratégique pour moderniser la diplomatie burkinabè
Le Ministère des Affaires Étrangères, représenté par son Directeur de cabinet, Dieudonné Désiré Sougouri, a salué cette collaboration avec le CNES. Selon lui, le Bureau d’analyses stratégiques du ministère doit sans cesse adapter ses méthodes aux réalités changeantes. « Les repères traditionnels ne suffisent plus. Nos experts doivent constamment actualiser leurs connaissances pour décrypter un monde où tout évolue rapidement », a-t-il expliqué.

Cette première édition marque une étape clé dans la modernisation de l’action diplomatique nationale. Les organisateurs prévoient d’autres sessions pour pérenniser ce renforcement des capacités. L’objectif final ? Une meilleure identification des risques émergents et des analyses plus précises pour éclairer les décisions des autorités.

Le partage d’expériences entre experts de la défense, du ministère et du secteur universitaire garantit la pertinence de cette initiative. Une avancée concrète pour une diplomatie burkinabè plus réactive et visionnaire.
