L’épidémie de maladie à virus Ébola, qui frappe la République Démocratique du Congo (RDC), a malheureusement franchi le seuil des 500 décès. Ces chiffres alarmants ont été récemment rendus publics par le ministère congolais de la Santé, soulignant la gravité persistante de la crise sanitaire.
Les services de santé nationaux ont enregistré un total de 1 561 cas confirmés à ce jour, parmi lesquels 506 ont été fatals. Néanmoins, un rayon d’espoir demeure avec 253 personnes déclarées guéries. Actuellement, 628 patients dont le diagnostic est confirmé sont activement pris en charge, soit en isolement, soit hospitalisés.
Déclarée le 15 mai, cette flambée épidémique a étendu son emprise sur 36 zones de santé distinctes. Ces zones sont réparties à travers les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où la transmission communautaire du virus demeure une préoccupation majeure.
La province de l’Ituri se distingue comme l’épicentre de l’épidémie, concentrant plus de 91 % des cas confirmés et près de 84 % des décès totaux depuis le début de la crise, d’après les rapports des autorités congolaises.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) met en garde contre la souche Bundibugyo du virus Ébola, notant sa capacité à évoluer rapidement et à se propager de manière persistante. Au 1er juillet, des efforts intensifs de surveillance sanitaire étaient en cours : au moins 10 821 personnes ayant été en contact avec des cas confirmés faisaient l’objet d’un suivi attentif en Ituri et au Nord-Kivu, une démarche cruciale pour endiguer la progression de la maladie.
