Des organisations africaines interpellent la CEDEAO et l’UA sur la réforme constitutionnelle au Togo

Faure Gnassingbé lors de la 68e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO à Abuja, le 14 décembre 2025.

Un collectif de quarante-trois organisations de la société civile africaine a officiellement déposé un recours auprès de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union Africaine (UA). Cette démarche vise à contester les récentes modifications constitutionnelles intervenues au Togo, et met directement en cause le président Faure Gnassingbé.

Une mobilisation panafricaine pour la démocratie togolaise

La mobilisation de ces multiples entités, issues de divers pays du continent, souligne une profonde inquiétude face à la réforme constitutionnelle au Togo. Elles estiment que les changements apportés à la loi fondamentale du pays pourraient compromettre les principes démocratiques et la stabilité institutionnelle. L’action collective de ces organisations non gouvernementales (ONG) et associations traduit une volonté commune de préserver les acquis démocratiques et d’assurer le respect des droits des citoyens togolais.

Les enjeux d’une saisine auprès des instances régionales

En saisissant la CEDEAO et l’Union Africaine, les organisations espèrent une intervention rapide et décisive de ces deux institutions clés. La CEDEAO, en tant qu’organisation régionale, et l’UA, à l’échelle continentale, sont perçues comme les garantes des chartes démocratiques et des bonnes pratiques de gouvernance en Afrique. Leur rôle est crucial pour évaluer la conformité de la nouvelle constitution togolaise avec les engagements régionaux et internationaux en matière de droits humains et de démocratie. Cette interpellation vise à inciter les dirigeants africains à prendre position sur la situation politique du Togo et à exiger, si nécessaire, des réajustements pour garantir un cadre constitutionnel juste et équitable.