Crise démocratique en Afrique : les dérives des leaders politiques selon Salomon Beas

Politique

crise démocratique en Afrique : les dérives des leaders politiques selon Salomon Beas

Pour l’ancien militant du MRC Salomon Beas, l’ambition personnelle des dirigeants politiques africains entrave profondément le développement démocratique.

Dans une publication récente sur sa page Facebook, Salomon Beas, figure historique du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), dénonce une pratique récurrente chez les opposants politiques africains : leur obsession pour la présidence de la République au détriment d’une vision transformatrice.

des leaders sans projet, des démocraties en péril

« Dans un contexte où d’anciens fonctionnaires ou administrateurs accèdent soudainement au statut de leader politique sans transition préalable, la démocratie peine à s’enraciner, explique-t-il. Leur unique ambition ? Devenir président en un temps record, sans se soucier de l’évolution des mentalités des populations qu’ils aspirent à diriger. »

Selon lui, cette course effrénée vers le pouvoir pousse ces dirigeants à s’entourer uniquement de suiveurs, excluant toute contradiction ou esprit critique. « Ils finissent par éliminer toute valeur susceptible de moderniser le paysage politique, ne laissant place qu’à des opportunistes sans conviction, incapables d’initier la moindre réforme. Leurs projets s’éteignent avec leur retraite, emportant dans leur chute l’espoir d’une gouvernance vertueuse. »

la démocratie, une question de vision et de convictions

Pour Salomon Beas, un vrai leader doit transcender les logiques de régime et embrasser pleinement les principes démocratiques. « La démocratie ne se résume pas à un fauteuil présidentiel. Elle exige des convictions, une vision claire et des projets concrets, tout en reconnaissant que même un collaborateur modeste peut incarner une ambition politique plus pertinente que la sienne. »

Il alerte sur les dangers d’un système où les présidents de partis politiques se comportent comme des pasteurs d’églises de réveil, cherchant des fidèles plutôt que des militants engagés et des challengers politiques. « L’Afrique centrale souffre d’une pathologie qui étouffe la démocratie : la transformation des partis en sectes où l’adoration remplace l’engagement citoyen. »

À travers ses propos, Salomon Beas appelle à une refonte profonde des mentalités politiques, où l’intérêt général prime sur les ambitions personnelles, condition sine qua non pour bâtir des démocraties durables.

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