Côte d’Ivoire : renforcement des moyens pour éradiquer l’orpaillage clandestin

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Côte d’Ivoire : une mobilisation renforcée contre l’exploitation aurifère illégale

En Côte d’Ivoire, les pouvoirs publics intensifient leur combat contre l’orpaillage illégal avec l’acquisition d’un arsenal logistique sans précédent. Selon notre envoyée spéciale à Abidjan, Fanny Noaro-Kabré, cette initiative s’articule autour de moyens matériels et humains colossaux : 300 motos, 30 pickups, 12 zodiaques et des drones viennent d’être déployés pour équiper le Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GS-LOI). Créée en 2021, cette unité a pour mission de quadriller l’ensemble du territoire national, aussi bien sur terre que sur les cours d’eau, de jour comme de nuit.

Cette stratégie s’inscrit dans une logique de tolérance zéro face à ce fléau qui mine la sécurité du pays. Fidèle Sarassoro, secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité, qualifie cette lutte de « priorité nationale ». L’objectif ? Renforcer la surveillance des sites clandestins et cartographier précisément les zones à risque.

Sanctions alourdies contre l’exploitation aurifère illégale

Pour dissuader les fraudeurs, le gouvernement ivoirien a récemment adopté une réforme du Code pénal qui durcit considérablement les peines encourues. Les contrevenants s’exposent désormais à des amendes pouvant atteindre 100 millions de FCFA et à des peines de prison allant de 2 à 5 ans. Les sanctions sont encore plus lourdes lorsqu’un agent public est impliqué, avec des peines pouvant aller jusqu’à 20 ans d’emprisonnement.

Cette politique répressive s’accompagne d’une volonté affichée de transparence et de traçabilité dans le secteur minier. Les autorités entendent ainsi sécuriser l’exploitation légale de l’or tout en éradiquant les réseaux clandestins qui prospèrent aux dépens de l’économie et de la stabilité sociale du pays.

Impact économique et sécuritaire de l’orpaillage illégal

L’exploitation aurifère illégale représente une menace majeure pour la Côte d’Ivoire. En plus de priver l’État de ressources fiscales substantielles, elle favorise les activités criminelles connexes et déstabilise les communautés locales. Les opérations du GS-LOI visent donc à restaurer l’autorité de l’État et à protéger les populations contre les réseaux mafieux qui exploitent cette économie parallèle.

Avec ces nouvelles mesures, les autorités ivoiriennes montrent leur détermination à assainir le secteur minier et à garantir la sécurité de leurs citoyens. Une stratégie qui pourrait inspirer d’autres nations de la sous-région confrontées aux mêmes défis.

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