Au Sénégal, la réforme constitutionnelle ravive les tensions entre l’exécutif et le législatif

La tension politique au Sénégal prend une nouvelle dimension avec le limogeage d’Ousmane Sonko de la primature, le 22 mai dernier. Quatre jours après, il faisait son entrée à la tête de l’Assemblée nationale, marquant un tournant dans les relations entre les institutions. Les médias locaux évoquent déjà une « nouvelle saison » politique, où deux blocs s’affrontent autour d’un projet de réforme constitutionnelle.

Le 29 juin, l’Assemblée nationale, majoritairement composée des députés du parti Pastef dirigé par Ousmane Sonko, a adopté une proposition de révision constitutionnelle. Cependant, cette initiative s’accompagne d’une annonce majeure : son adoption devra être soumise à un référendum. Cette décision a immédiatement relancé les débats et ravivé les tensions entre l’exécutif et le législatif.

Un texte qui divise les institutions

Les quatre amendements proposés par le gouvernement ont été rejetés en commission des lois, plongeant le processus dans une atmosphère de vive contestation. Les députés de l’opposition ont quitté l’hémicycle en signe de protestation, selon les comptes-rendus. Cette réforme, portée par la majorité issue des urnes, cristallise désormais les désaccords entre les différentes forces politiques.

Les discussions autour de cette révision constitutionnelle révèlent des fractures profondes, où chaque camp campe sur ses positions. Entre volonté de modernisation des institutions et craintes de dérive politique, le débat promet de s’intensifier dans les semaines à venir.